L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 Belian

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Belian
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Date d'inscription : 11/01/2006

MessageSujet: Belian   Sam 21 Avr à 0:11

Naissance


A la lumière de la lune tout est paisible, comme au repos. Une beauté irréelle vous saisis l’âme telle un ours noir, attirant, mais non moins létal. La silhouette se dirigea vers la grande porte, marqua une pause pour écouter les bruits, si familier désormais, de la maison. Sa femme respirant doucement dans leur lit, leur fils, l’ayant rejoint après avoir fait un cauchemar à propos des démons, s’était finalement endormi, blotti contre son ventre, contre la demeure rebondi de son ou sa futur(e)frère ou sœur.
Avec un sourire il se dirigea vers les palissades qui ceinturaient le village. Se postant finalement à la tour de guet, échangea une brève salutation avec la vigie et se posa confortablement pour observer la forêt. L’image de l’ours lui revint en tête et la similitude entre les deux le frappa une nouvelle fois. Son regard se porta vers les restes d’un ancien bûcher. Ici gisait les cadavres carbonisant de quelques centaines de Peaux-Vertes et de deux Trolls des montagnes. De l’autre côté des collines reposaient les corps de près de quatre-vingt quatorze guerriers Vylirs, cinquante sept femmes et seize enfants. Près de la moitié était des parents plus ou moins proches, des amis, des voisins. Telle était la vie dans les plaines Vylires. Chacun vivait sa vie de son côté, avec une certaine retenue, propre à ce peuple, mais les dangers dont recèlent l’environnement forçaient la communauté à être soudée devant l’adversité. Ainsi en était il, vivre ensemble, ou mourir.

Un cri résonna dans le quartier Est, son quartier, aussitôt sur le qui-vive il descendit des remparts, manquant se rompre le cou et fila entre les ruelles sombres, des lumières apparurent ça et là tandis que les cris se renouvelaient. Arrivant enfin chez lui il vit son fils Kvitan recroquevillé dans la salle, prostré, le regard effrayé et en pleurs, fixant ixant la chambre de ses parents. L’entendant entrer Milava lui cria :
-Il arrive, Ô Dieux, c’est pour ce soir!
Et un nouveau cri déchirant se fit entendre, Polian sortit en courant, tel un dératé, allant quérir la sage femme. Alors que des badaud s’était attrouper alentour depuis quelque temps autour de la maison un cri résonna, le premier de Levko. Fier comme un père peut l’être Polian alla se poser au côté de sa moitié, le spectacle de la naissance réussissant une nouvelle a briser sans aucun effort la carapace de ses émotions, laissant aller ses larmes de joie il embrassa tendrement sa femme quand la sage-femme s’écria :
-Il y en a encore un.
S’affairant à aider le second enfant à venir au monde elle peina quelque minute à le dégager de sa mère, et mortifiée lacha dans un murmure à l’attention du père qui la fiait alors :
-Dame Nature le garde, il est mort, il ne bouge pas

Ainsi fut la seconde naissance de ce soir, sans bruit, sans larmes, du bébé tout du moins. La mère, calme, allaita son fils, n’osant le regarder, laissant ses larmes couler. La sage femme s’affaira autour du second. Quand sans prévenir retentit un hoquet, non un cri juste une profonde inspiration comme ci ce n’était qu’une chose impromptu, n’ayant pas sa place dans le cycle de la vie. Polian alla prendre son dernier fils, si pâle, les yeux d’un bleu plus profond que la nuit, à la différence des yeux noir de ses précédents enfants. Il l’emmena alors à la fenêtre, où son fils le regarda, respirant tranquillement, l’air intrigué, puis il s’endormi.
Un souffle de vent passa à l’extérieur semblant reprendre le mot qui sorti des lèvres de l’homme :
-Belian..
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Belian
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MessageSujet: Re: Belian   Mar 1 Mai à 22:18

Première Attaque


Il était un géant, maniant sa lame dans la masse de gobelin tel les dieux de la guerre de jadis .Tranchant des têtes, coupant des membres, transperçant des corps désarticulés, ils fuirent devant lui laissant entrevoir la victoire, lorsque soudain comme surgissant de nulle part apparut un Troll tel qu’on en avait plus vu depuis des années, des siècles immémoriaux ! Kvitan chargea le monstre qui en réponse lui lança un regard hébété, inconscient de son trépas futur, inéluctable. D’une botte imparable il envoya un formidable coup dans les jambes de la créature et d’une feinte le dévia finalement dans son torse. Le troll chuta de tout son long et s’écria :
-Ayeuh ! J’ai mal ! » En s’effondrant de tout son long et fondant en larmes tout en se tenant les côtes, F roula par terre.
Un peu plus loin, posé sur sa monture paissant paisiblement sous un arbre, Belian regardait les jeux de ses camarades et amusé observa Kvitan en train d’essayer de convincre Levko de ne rien raconter aux parents.

Leurs cris résonnait dans les pâturages et curieusement cela mis Belian mal à l’aise. Ne comprenant pas il observa alentour pour identifier la source de son malaise. Son cheval ne broutait plus, les oreilles plaquées en arrière, seuls ses frissons prouvaient qu’il ne montait une bête empaillée. C’est alors qu’il réalisa, pas une bête du troupeau ne bougeaient, et surtout, pas un bruit mis à part les enfants en train de jour ne troublait ce curieux silence. Alors qu’il allait leur crier un avertissement la forêt sembla exploser. Des peaux-vertes se ruèrent dans la clairière attirés par les rires et les chahutages des enfants.
Ceux-ci se figèrent lorsqu’ils virent la horde émerger mais Kvitan se repris promptement et les sortit de leur léthargie à force de cris et de coups. Ils fondirent sur les quelques chevaux les plus proches, trop paniqués pour avoir fui. Belian lança sa monture vers le groupe pour se saisir des deux retardataires, les plus jeunes, Kvitan fermant la marche.
-Grimpe ! Lui hurla le jeune homme blanc.
-Il ne pourra pas nous emmener tous les quatre hors de danger. Va, guide les jusqu’au village, donne l’alerte ! Je vous rejoints.
-Non, il… mais avant qu’il ne puisse poursuivre sa phrase Kvitan fit claqua sa mas sur la croupe de la monture à laquelle il n’en fallut pas plus pour se lança dans un galop débridé, augmentant les chances de chutes des trois enfants. Incapable de se retourner dans sa folle cavalcade le jeune cavalier s’agrippa tant bien que mal à sa monture, suivant les autres garçons devant lui qui se lançaient des cris effrayés.
Prenant la tête du groupe bien malgré lui il les conduisit à l’abri précaire que représentait les palissades de la petite communauté et s’empressa d’alerter les quelques hommes présent, habitués par des générations ininterrompues de guerre et de massacres, les hommes répandirent l’alerte, tout en s’équipant, si bien qu’en quelques minutes un groupe d’interventions fut sur pied et se lança à la rencontre des belliqueux peaux-vertes.
Quelque peu hébétés Belian et Levko retournèrent chez eux où ils retrouvèrent leur mère qui s’empressa de leur trouver des taches dans le but futile de les distraire de l’absence de leur aîné. Le soleil eut le temps de poursuivre sa course et la nuit de s’installer avant que les cris du gué ne retentissent enfin, annonçant le retour des guerriers.

Kvitan regarda le hongre s’enfuir sans demander son reste tandis qu’un grondement assourdissant lui submergeait les sens. Même s’il savait son heure venue il ne parvenait pas à faire abstraction de la peur qui lui dévorer les viscères et à se retourner en chargeant les peaux-vertes. Il se tint ainsi immobile, sa lame en bois ballante. Il sentit la terre frémir, puis la sensation s’accentua jusqu’à ce qu’elle tremble littéralement sous ses pieds à l’image des séismes des contrés lointaines exepté le fait que la source ne se situait pas sous lui, mais juste derrière lui. Un voile rouge lui tomba sur les yeux et il se laissa à abandonner toute raison en se retourner dans un cri de rage.
S’il avait disposé encore de ses facultés de raisonnement la première chose qui aurait probablement interpellé le jeune homme aurait sans doute été le troll. Son anathème, la source probable de sa mort prochaine. En tout point semblable à ceux des histoires tels qu’on les chantait dans la maison commune, au coin du feu. La seconde chose aurait sans conteste été la marée verte frénétique qui se jetait sur lui beuglant et hurlant sous le son de la Waaagh ! Cependant il avait bel et bien perdu toute notion de jugement, voyant seulement des ennemis à annihiler, le plus possible, avant son trépas futur. Il s’élança alors, fracassant sa lame en bois sur la tête du premier orc qu’il rencontra, l’étourdissant assez longtemps pour récupérer le simulacre d’épée qu’il brandissait. Ainsi armé une vigueur nouvelle parcouru ses membres et dès lors la scène lui sembla indéfinissablement différente, comme c’il était prisonnier de son propre corps, comme un homme sombrant sous l’eau avec son armure, voyant son corps plonger malgré, sauf qu’ici ce n’était pas de l’eau, mais toutes sorte d’orc et gobelin, une mer verte déchainé dans lequel il se débattait sans chance de succès. Faisant fit de ses blessures il éventra un gobelin sur lequelle se lisait un rictus haineux de surprise, limité choquée et l’instant d’après il se retrouve face au troll. Le moment sembla flotta tandis que tout deux se fixaient. Comme se jaugeant l’un l’autre. Puis, comme il était arrivé, l’instant se brisa, ils se hurlèrent leur haine mutuelle au visage et se chargèrent tel les bêtes enragées qu’ils étaient.


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Belian
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