L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 Le jour où on éclata un cul.

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MJ
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MessageSujet: Le jour où on éclata un cul.   Mer 31 Mar à 19:01

Lyana porta le bol à ses lèvres et ferma les yeux de plaisir en accueillant la chaleur revigorante de l’infusion qu’il contenait. Un homme atterrit sur la table à côté d’elle, cette dernière plia sous l’impact et l’ivrogne se retrouva au sol, inconscient, le visage ensanglanté et plusieurs membres apparemment brisés.

Les yeux en amandes de Lyana se posèrent sur lui l’espace d’un instant, puis la jeune nippone regarda de nouveau son bol qu’elle reposa doucement sur la table. Elle se saisit du délicat mouchoir de soie qu’elle dissimulait dans une infime ouverture de sa veste et le porta d’un geste élégant à son visage. L’odeur réconfortante envahit ses narines et l’éternel frisson qu’elle ressentait alors eut tôt fait d’apaiser son être.

Lyana était en effet mal à l’aise, il s’agissait de la vingt huitième altercation physique que son escorte déclenchait pour des prétextes on ne peut plus futiles. La « bagarre », comme ils aimaient à l’appeler et l’invoquer à tout moment de la journée, semblait correspondre à l’unique passion qui animait leur vie souvent brutalement écroutée par cette dernière. Ajoutant à cela l’absence d’hygiène et l’ignorance totale de toute forme de connaissance n’afférant pas à la nourriture et au combat, ces Cimmériens avaient tout naturellement acquis le don de créer le malaise chez la jeune Kithai. Celle-ci baissa d’ailleurs soudainement la tête lorsque qu’une chope en terre cuite vint s’exploser contre le mur derrière elle. La forte odeur d’alcool qui s’en dégageait eut tôt fait de renforcer le mal être de la jeune femme. Lyana rangea son mouchoir et se leva pour rejoindre sa chambre. Elle esquiva discrètement les autres occupants de la taverne et pénétra dans l’étroite pièce qu’ils avaient louée pour la nuit.

La jeune femme atteignit le lit qui lui était réservé, dont elle avait pris de choisir comme le plus éloigné des autres, et s’assis dessus après avoir déposé son équipement à ses pieds. Le rituel qui suivit était le même chaque soir. Elle saisit la longue et fine épée qui l’accompagnait depuis sa prime jeunesse et la dégagea lentement de son fourreau. Lyana sortit ensuite un sachet en velours de sa besace, à l’intérieur duquel elle préleva une pincée d’une fine poussière verte. Positionnant son arme sur ses genoux, elle saupoudra minutieusement la lame d’argent de cette dernière sur toute la longueur. Puis, elle utilisa un chiffon de soie rouge pour frotter délicatement chaque centimètre de son épée. La nippone réalisa ensuite le même traitement de l’autre côté de la lame. Le tout lui prit plus d’une vingtaine de minute.

Elle remit son arme dans son fourreau et la positionna derrière l’oreiller de sa couche. Lyana s’allongea ensuite sur le dos et croisa ses mains sur sa poitrine en fermant les yeux. Atteindre l’état de Shonriawa requérait plusieurs stades de méditation qu’il fallait passer les uns après les autres. Lyana avait finit de tous les maîtriser à l’âge de huit ans, ce qui eut tôt fait d’émerveiller les moines du temple où elle avait passé toute sa jeunesse. Elle était capable désormais d’atteindre le Calme Suprême en moins d’une dizaine de minute, cela semblait prodigieux pour tout connaisseur en la matière mais la jeune femme n’en tirait aucune présomption. La vanité était à bannir si l’on voulait rester maître de soi.

La Kithai sentit peu à peu son corps se détendre et son esprit s’envoler. Elle se concentra sur ses sens en éveil et frissonna intérieurement de plaisir en ressentant l’étrange sensation qui l’envahissait à chaque fois. Son corps semblait entièrement lié et sous contrôle, elle laissa couler la paisible force en lui et atteint ainsi le quatrième stade de méditation, stade pendant laquelle la jeune femme pouvait se permettre de laisser dériver son esprit comme elle le voulait. Lyana choisit alors de visualiser le jardin fleurit du temple où elle avait grandit, avec la rivière qui s’écoulait en son milieu et l’herbe grasse où elle aimait s’allonger et dont l’odeur avait bercé son enfance.

Kuntar le Cimmérien rentra avec flaqua dans la chambre et ponctua son arrivée d’un puissant et long rot glutturale. La médiation de la nippone cessa dans l’instant. Elle ouvrit les yeux pour observer le puissant barbare couvert de sang se tourner vers elle et rire grassement en tapotant son ventre. Le malaise revint.

Les autres barbares rejoignirent le chef mercenaire et tous surent agrémenter leur entrée de commentaire flatteur sur la « bagarre » qu’ils venaient apparemment de remporter contre les « baiseurs de chèvre », représentés d’après les déductions de la nippone par les pauvres villageois qui avaient eut la douloureuse expérience de combattre ces brutes épaisses à mains nues. Lyana se savait l’origine de cet incident et regretta amèrement la décision de vouloir dormir sous un toit qu’elle avait prise en début de journée.

De jeunes gens avaient remarqué sa présence et s’étaient approché d’elle avec des intentions on ne peut moins dissimulé. Lyana était belle. Elle le savait et pouvait ressentir depuis son adolescence les regards admiratifs des hommes qui l’entouraient. La nippone avait certes de longs et fins cheveux noirs qui lui descendaient dans le bas du dos ainsi qu’un physique généreux et athlétique qui se remarquait naturellement malgré la réserve et l’humilité de la jeune femme, mais sa véritable beauté résidait dans les traits fins et élégants de son visage qui conféraient à ses grand yeux noirs en amande la structure parfaite pour faire ressortir un charme à la fois d’une pureté innocente et terriblement envoutant. Quand elle avait quitté le temple, il y a trois ans de cela au printemps de sa seizième année, Lyana avait pris brutalement conscience des qualités indiscutables de son apparences physiques et des effets que cela pouvait avoir sur la gente masculine. Elle n’avait jamais usé sciemment de cette particularité mais constatait cependant, comme ce fut le cas ce soir, que son apparence à elle seule était source d’ennui.

Les jeunes hommes s’étaient adressés à elle tout en s’asseyant à ses côtés. Ne comprenant pas la langue de ce pays, Lyana avait néanmoins comprit la teneur de leurs propos en voyant leurs regards intéressés et ceux soudainement colériques des Cimmériens. La suite faisait presque partie de la routine de son voyage. Les barbares avaient trouvés un prétexte pour se livrer à leurs activités favorites et la taverne avait rapidement plongé dans le chaos.

Les Cimmériens s’avachirent sur leurs lits et Kuntar rejoignit la jeune femme. Sa maîtrise du Kithai était loin d’être parfaite, mais demeurait néanmoins relativement impressionnante pour un homme ignorant comment prononcer le mot « culture » dans sa propre langue. Ses dires dénotaient cependant à chaque fois une sensibilité et un raffinement dont les bases restaient, même après de longs mois de voyage, totalement mystérieux pour la nipponne.

- Votre grotte magique a encore été vaillamment défendue ! Crom, qu’il est bon de voyager avec vous ! Chaque jour, de nouvelles occasions inespérées se présentent pour faire la bagarre !

Ce dernier mot avait été prononcé en Cimmérien et Lyana put entendre les autres barbares le reprendre avec un enthousiasme qui ne semblait jamais s’éteindre. La jeune femme baissait naturellement la tête en présence de personne, évitant ainsi d’insulter qui que ce soit en croisant son regard. Elle inclina ici la tête plus en avant encore quand l’haleine imbibée d’alcool du barbare vint envahir l’air qui l’entourait. N’étant pas au fait des techniques lui permettant d’entretenir une conversation rationnelle avec cet homme, elle se contenta d’orienter la discussion sur le sujet qui les liait tout deux.

- Quand atteindrons-nous le port, seigneur Kuntar ?

- Demain en fin d’après-midi. Il faudra donner l’or.

- L’or vous sera donné.

Le chef mercenaire acquiesça, le sourire aux lèvres, et salua la Kithai d’un hochement de tête avant de rejoindre ses hommes. L’un d’eux semblait désireux de faire l’éloge démonstratif de ses bruyants problèmes de digestion à ses compagnons. Les résultats ne se faisant point attendre, Lyana s’allongea de nouveau et poussa son esprit à quitter cet endroit, s’efforçant au préalable de se convaincre avec conviction qu’elle n’aurait jamais pu voyager à travers ces terres inconnues sans ces guides.

Ils atteignirent effectivement le port le lendemain. Les Cimmériens jouèrent des épaules afin de tailler un chemin dans la foule pour la jeune nippone. Celle-ci revêtait son élégante tunique verte et blanche qu’elle prenait soin de ne pas laisser traîner dans la boue de cette ville. Son sac de voyage pendait en bandoulière le long de ses jambes et sa longue épée était attachée dans son dos de telle sorte qu’elle ne la gênait point dans ses mouvements. Sa démarche contrôlé et discrète contrastait grandement avec celle élancé et arrogante des Cimmériens. Ces derniers tenaient tous leurs armes à la main ou sur leurs épaules, ils n’hésitaient pas à pousser violement les passants qui mettaient trop de temps à s’écarter et Lyana se sentit irrité de l’attention qu’ils attiraient tout naturellement sur eux.

Le groupe hétéroclite atteignit néanmoins les abords des quais sans encombre, Kuntar les mena à un endroit dégagé et s’arrêta pour faire face à la jeune femme.

- On y est ! Où est notre or ?

Lyana plongea rapidement la main dans son sac et en sortit une lourde bourse dont l’apparence ne laissait point planer de doute sur le contenu. Elle la tendit au Cimmérien qui s’en saisit aussitôt et l’ouvrit. Ce dernier compta minutieusement les pièces d’or sous les regards attentifs de ses compagnons.

- Cinquante ! Le compte est bon !

Les barbares rigolèrent sans retenu pour manifester leur contentement. Ils se détournèrent aussitôt de la jeune femme et, sans un mot ni un regard à son adresse, s’engouffrèrent dans la foule. Lyana resta interdite l’espace d’un instant face à la réaction insultante des mercenaires, puis elle se concentra pour retrouver peu à peu son calme et observa le port qui lui faisait face.

Des centaines de personnes s’activaient dans un chaos bruyant et inquiétant. Ainsi laisser seule au milieu de la foule, Lyana du produire de nouveaux efforts pour conserver son calme. L’Ouest du monde était définitivement différent de l’Est. Les sages principes qui lui avaient été enseigné lui imposaient de ne point porter de jugement sur ces cultures réputés « barbares », mais au fur et à mesure que son voyage vers l’Ouest se déroulait, la jeune femme se laissait aller à penser que là où le contrôle de soi, l’art sous toutes ses formes et l’organisation régissait la société Kithai, il semblait en effet que seules la brutalité, l’ignorance et la barbarie régnaient en maître sur les sociétés occidentales.

Trois marins passèrent à côté d’elle en prenant soin de ne laisser aucune partie de son corps sans l’inspection minutieuse de leurs regards vicieux. L’un d’eux siffla en la reluquant et un autre voulut la toucher. Lyana recula instinctivement et les marins se détournèrent d’elle en rigolant. La nippone ne put s’empêcher de saisir son mouchoir blanc et d’en humer sans ménagement l’odeur réconfortante. Le calme reprit lentement possession de son être et elle rangea son compagnon de toujours à son endroit habituel. La jeune femme mis ensuite la main dans son sac et en sortit discrètement une boussole en or. L’aiguille indiquait une direction précise sur les quais et Lyana se mit aussitôt en route, jetant au fur et à mesure de son avancée des coups d’œil furtifs au précieux artefact afin de se guider.

Elle se retrouva face à un bateau que l’aiguille désignait indiscutablement. Des marchandises étaient transportées dessus et la jeune femme dut s’écarter rapidement afin de laisser passer les dockers. Un homme apparut à ses côtés et elle baissa immédiatement la tête, camouflant discrètement la boussole dans son sac. Il s’adressa à elle dans un Kithai hésitant mais qui avait le mérite d’être juste.

- Voila un quart d’heure que je cherche mais je n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’une créature telle que vous fait devant mon navire. (Lyana se tourna vers son interlocuteur mais demeura le regard baissé.) Je suis Simbad, le marin, à qui ais-je l’honneur ?

La Kithai inclina d’autant plus la tête alors qu’elle se présentait.

- Lyana.

- Enchanté, charmante Lyana.

Il n’ajouta rien mais se baissa légèrement pour croiser le regard de la jeune femme. Celle baissa plus encore la tête mais le marin plia ses genoux. Ils continuèrent ainsi jusqu’à ce que le menton de la jeune femme se retrouve bloqué contre son corps. Elle fut contrainte de dévisager le marin qui lui sourit de toutes ses dents, arborant ainsi l’expression d’un jeune enfant. Un frisson intense parcourut le corps de la jeune femme. Elle écarquilla les yeux et releva soudainement la tête. Simbad se redressa et Lyana eut un mouvement de recul.

- Vous êtes….

- Beau, intelligent et séduisant (Le marin prit un air faussement gêné), je sais, laissons ces banalités de côté et laissez-moi vous invitez sur le Prince des Océans.

Il présenta théâtralement son bras à la nippone en désignant le navire à côté d’eux, mais celle-ci recula de plus belle.

- Vous étiez dans mon rêve.

Le marin haussa les sourcils, son sourire s’élargit.

- Vous étiez probablement dans nombre des miens, je…

- Silence !

Lyana avait laissé l’excitation prendre le pas sur sa maîtrise de soi. Le rouge lui monta immédiatement aux joues et elle se jura de se punir ultérieurement pour cette perte de contrôle. L’homme dénommé Simbad chercha son regard, le sourire toujours ancré sur ses lèvres. Elle inspira profondément et reprit d’une voix plus douce.

- Je vous ai vu en rêve, lors de ma Shonriawa, vous étiez en compagnie de guerrier barbare, d’archer et de pirate, est-ce exacte ?

- Oui, j’ai mené une quête importante en leur compagnie, nous devions sauver une princesse qui…

- Je dois les rejoindre.

Simbad écarta les bras.

- J’affronterai volontiers tout un royaume pour vous, jolie dame, mais je n’ai aucune idée de l’endroit sordide où ces charmants fripons peuvent bien se trouver.

Lyana sortit la boussole de son sac et la présenta au marin.

- Moi, je le sais.

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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mer 31 Mar à 21:01

et voilà, pj cassé en deux

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mer 31 Mar à 21:02

pas encore lu, chuis encore au labo...
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Mateusz
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mer 31 Mar à 21:55

Je viens de rentrer. Je l'ai imprimé et lu dans le métro pour optimiser le temps Wink

C'est assez classe !

En tout cas ça sent très fort l'invité surprise lors du conseil....

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mer 31 Mar à 21:58

a ouai classe....

on fait une tournante?
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MJ
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mar 6 Avr à 20:53

Damné longea en silence les couloirs du château de Largnan. Seule la pâle lumière d’un jour naissant le guidait à travers l’importante demeure. Il descendit sans détour jusqu’à un cloître isolé au milieu des appartements des invités.

Ce dernier n’était ni fleuri ni décoré d’une quelconque manière. Le pavé froid et les arches sans ornement le rendait relativement inintéressant, mais son isolement total et le manque de fenêtre donnant sur lui conférait une tranquillité et une sensation de paix à ce lieu.

Le Guerrier-Pirate s’avança discrètement dans l’ombre d’un porche. La nuit se repliait doucement face au soleil levant, mais cet endroit restait plongé en grande partie dans l’obscurité, aussi Damné put-il observer la jeune nippone de longues minutes durant.

Lyana revêtait toujours sa tunique verte et blanche, ses cheveux étaient tressés en une longue natte qui descendait dans le bas de son dos. Elle était arrivée ici dans un état de santé inquiétant, mais le guerrier avait pu remarquer que, si elle ne s’était pas préoccupée de manger et de boire à sa faim, son hygiène était restée parfaitement entretenue, à un degré que seule les gens de sa race s’appliquait à atteindre.

La jeune femme virevoltait dans les airs avec une légèreté et une grâce qui eut tôt fait de capter l’attention du guerrier. Ses gestes étaient contrôlé et en totale harmonie avec les déplacements de son corps. Elle maniait sa fine épée avec une maitrise évidente. Damnée appréciait certes de voir un corps si bien construit se déplacer ainsi sous ses yeux, mais si la beauté de la jeune femme ne le rendait pas insensible, c’était bien par la précision et la qualité de ses mouvements qu’il était impressionné. Il connaissait ce genre de lame, un seul choc frontal avec une véritable épée et elles se brisaient dans l’instant, mais fine et aiguisée comme celle-ci semblait être, elles pouvaient venir à bout de n’importe quel adversaire en un seul coup.

Le guerrier avait déjà vu ce type d’épée dans un combat. Son propriétaire ne portait qu’une seule attaque et cela suffisait, Damné avait même vu ce type de lame faire sauter les jointures d’une armure. Il fallait être extrêmement précis pour que cette arme soit efficace, et posséder une maîtrise et une habilité excellente. Cela n’avait pas été le cas de l’homme dont il se souvenait, qui avait finit tranché en deux par la bardiche d’un jeune barbare. Cependant la jolie jeune nippone qui dansait sous ses yeux semblait parfaitement maitriser ses gestes.

Cette dernière termina une série de saut rapide en atterrissant accroupi, la lame tendu vers l’avant, dans une position d’estoc qui fit frémir le guerrier. Il n’y avait pas eu un seul bruit durant les quelques minutes d’entraînement auxquels il avait assisté, même lorsque les pieds en apparence fragile de la jeune femme avait percuté les pavés en pierre de la cour pour repartir dans la seconde.

L’homme de Paella fut néanmoins satisfait de constater que la respiration de Lyana se faisait plus intense sous l’effort, voyant son souffle apparaître dans l’air encore très frais de ce début de journée. Elle ne bougeait plus mais ses sens étaient en alerte.

Damné sut alors que sa présence était détecté et décida de s’avancer dans la cour, prenant soin de contourner la jeune femme en longeant les bords. Lyana se retourna et s’inclina pour saluer selon un angle que le guerrier savait être calculé en fonction du statut auquel la nippone le considérait. Damné hocha la tête et continua à faire le tour de la jeune femme, celle-ci se tint droite, tête baissée, sans chercher à suivre l’homme du regard, même lorsqu’il prit la parole.
- Je ne pensais pas vous trouver en ce lieu, c’est habituellement ici que je viens m’entraîner lorsque je séjourne en cette demeure. Cet un endroit paisible où l’on n’est pas déranger, du moins jusqu’à aujourd’hui (Le guerrier sourit sans regarder la jeune femme et continua de marcher autour de la cour). Vous avez séjourné dans la Cité Blanche durant un an, n’est-ce pas ?
- Oui, monsieur, comme je l’ai dit au conseil de la guilde de l’ascendant psychologique.
- Pour en étudier l’organisation ?
- Oui, monsieur.
- Pendant un an…
- J’ai déjà apporté confirmation à cette information, monsieur. Vous faîtes partie de la guilde ?
Damné s’arrêté et se tourna vers elle, il constat qu’elle n’avait pas bougé.
- Mon capitaine, Paella, en fait partie, de ce fait je pense en faire partie également, bien que je trouve qu’un gros coup d’épée dans la gueule soit aussi efficace qu’une prise d’ascendant psychologique. (La jeune femme ne réagit pas et Damné prit dans chacune de ses mains un longs bâtons en bois de deux mètre chacun qu’il avait amené avec lui dans cette cours) Je souhaiterai partager le Teranora avec vous.
Lyana haussa légèrement les sourcils et se tourna vers le guerrier-pirate, les yeux toujours dirigé au sol.
- Je ne pensais pas qu’on le pratiquait en cette région du monde.
- On ne le fait qu’à la Cité Blanche, mais sachant que vous y avez séjourné, j’ai pensé que vous me feriez l’honneur de vous joindre à moi.
- Vous avez été à la Cité Blanche ?
- J’ai pu observer cette pratique et je souhaiterai saisir l’opportunité de votre présence pour m’y exercer avec vous.
Lyana nota l’absence de réponse de son interlocuteur mais acquiesça néanmoins et posa délicatement son épée sur l’unique banc en pierre de la coure. Elle se retourna et Damnée lui jeta un des deux bâtons qu’elle saisit avec élégance. Il s’avança au milieu de la cour et la jeune femme vint lui faire face. Le guerrier fut heureux de constater que la nippone respecta les règles du Teranora et le regarda droit dans les yeux trois secondes durant, le temps que leurs bâtons se croisent. Damnée ne put s’empêcher de frissonner en plongeant dans le noir intense des yeux de la jeune femme. Ils s’éloignèrent et le Teranora commença.

Lyana maniait son bâton avec une vitesse et une précision qui ne démentait pas sur ses capacités. Le guerrier para une vingtaine d’attaque avant de pouvoir lui-même en placer une. Cet échange de coup dura une longue minute pendant laquelle la nippone tournait autour de son adversaire en assénant des coups tous plus vicieux les uns que les autres. Les deux combattants s’éloignèrent un bref instant et Damnée sourit en constatant une légère surprise sur le visage de la jeune femme. Elle avait pensé le vaincre rapidement, en témoigne les attaques complexes et quasiment imparables pour le commun des guerriers qu’elle avait lancé dés les premiers instants du combat, mais elle constatait désormais non sans étonnement la maîtrise de l’homme qui lui faisait face. Damné ne lui laissa pas le temps de méditer dessus et se lança lui-même à l’attaque.

Le Teranora qui suivit fut extrêmement violent. Damnée ne retenait aucun de ses coups et la jeune femme dut utiliser toute sa compétence pour esquiver les terribles attaques du guerrier. De son côté, prenant désormais la mesure de son adversaire, elle amplifiait la vitesse de ses déplacements et de ses coups. Au bout de deux minutes d’un échange de haute volée, Lyana bondit en arrière et atterrit en position défensive. Son regard s’arma d’une lueur de frustration l’espace d’un court instant.
- Votre maîtrise n’est pas celle d’un simple observateur.
- Que dire alors de celle d’une non-Eonienne chargé d’étudier l’organisation de la société Eonienne ?
- J’ai eu l’occasion de m’y exercer, par curiosité.
Damné sourit et se mit en position d’attaque, sans pour autant avancer sur la jeune femme.
- Il faut de longues heures de pratique pour atteindre le niveau que vous avez. Or les non-Eoniens n’ont pas accès aux Teranoras, même pour s’y exercer. J’en conclu donc qu’un Eonien a pratiqué le Teranora avec vous, peut être s’agit-il du même Eonien qui vous a fournit son Kelunva et qui vous a permit ainsi de séjourner aussi longtemps dans la Cité Blanche ? Car en temps normal, c’est à peine une semaine que l’on vous aurait accordé pour étudier un tel sujet. Je parle bien d’un Eonien homme, car il va sans dire que pour qu’un Eonien transgresse ainsi les règles de son peuple, il lui faut minimum être amoureux. Je dois avouer, en vous voyant, que cet exploit semble loin d’être insurmontable.

Lyana resta immobile en écoutant les paroles du guerrier, puis elle quitta sa posture défensive et salua brièvement son adversaire avant de se retourner. Damné fit tournoyer son bâton et avança vers elle.
- Le Teranora ne se termine que lorsqu’un des deux participants tombe à terre ! Si vous voulez quittez cette coure, je vous prierai de bien vouloir laisser tomber votre bâton et signaler ma victoire en vous inclinant genou au sol !

La nippone se retourna soudainement, une lueur de défi animant le regard qu’elle adressa au guerrier. Celui-ci lui sourit de toutes ses dents en guise de réponse. La jeune femme s’élança et repartit à l’attaque, avec une vigueur telle que Damné ne put prendre la parole les premiers instants tant il devait se concentrer à parer. Il finit par retrouver une certaine maîtrise et put maintenir l’équilibre dans le combat tout en reprenant :
- Une question me vient naturellement à l’esprit…..où est…. cet Eonien ?....Et pourquoi….n’a-t-il rien fait…. quand les vôtres…. ont été détruits ?

La jeune femme perdit sa concentration l’espace d’une seconde et commis une infime erreur que peu de combattant aurait sut exploiter, Damné était de ceux-là. Il lui frappa violemment l’avant-bras avec l’extrémité de son bâton et, alors que la nippone encaissait la douleur et tentait de se défendre, enchaîna avec une subtile combinaison qui lui permit de frapper de nouveau la jeune femme à la tête.

Cette dernière tituba et recula en posture défensive, sachant néanmoins que son adversaire pouvait profiter de la situation pour lancer des attaques qu’elle ne saurait alors contrer. Damnée n’en fit rien et reprit son sourire en restant à distance.
- Si néanmoins, ce que vous nous avez raconté sur vous est vrai.

Lyana passa délicatement la main au niveau du coup qu’elle avait reçu en reprenant calmement le contrôle de sa respiration. Quand la tension sembla l’avoir quitter, elle posa doucement le bâton au sol.
- L’Eonien dont vous parlez est mort.
Puis elle posa un genou à terre et inclina la tête la main sur le front, telle que la coutume du Teranora l’imposait. La jeune femme se releva ensuite rapidement, saisit son épée, la glissa habilement dans l’étui accroché dans le dos de sa tunique et se dirigea vers la sortie.
Damné ne put s’empêcher de sourire et d’ajouter d’une voix forte.
- Vaincue à cause d’une poignée de mot, vous comprenez maintenant pourquoi notre guilde se nomme ainsi !

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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mar 6 Avr à 21:03

classe

si mon équipage commence à utiliser les techniques de l'ascendant psychologique c'est très bien.

en tout cas c'est bien la classe comment il se bat, meme si je savais qu'il était fort
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Mateusz
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Mar 6 Avr à 21:19

+1 pour la conclusion

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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Dim 18 Avr à 17:11

Au fait, Simbad veut pas venir dans la guilde ?

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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Dim 18 Avr à 22:15

ba il aime bien la totale indépendance, mais il y réfléchi de plus en plus

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Lun 19 Avr à 19:27

Deyab commence a faiblir et ressentir toute la pression psychologique impose par les autres fondateurs. La jeune salope, prefere se retirer de ce monde mon alle cultiver des betteraves et se faire ravager le fion par des taureaux.


bref, tu veux plus roler? lol!
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Lun 19 Avr à 20:10

si mais hier soir j'étais avec des mecs de ma classe. On a bossé toute la nuit pour finir un projet pourri (ouais bon ok, on avait 2 semaines de vacances..... mais bon c'est toujours de meilleure qualité quand c'est fait à la dernière minute).

Need-à-mort roler ce soir la !

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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Lun 19 Avr à 20:18

ouai parceque j'ai un truc monstrueux pour la guilde...hein? on me dit a l'oreillette que le MJ c'est une grosse tarlouze et que j'ai plus rien?...ok, je refait ma phrase: j'avais un truc enorme pour la guilde lol!
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Mateusz
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Ven 20 Avr à 1:38

elle est devenue quoi Lyana au final, une fois que JC l'a pris sous son aile ?

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MJ
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   Ven 20 Avr à 19:49

J’ai arrêté de jeter les dés à un moment.
Ca se passait plutôt bien.

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MJ...
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MessageSujet: Re: Le jour où on éclata un cul.   

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Le jour où on éclata un cul.
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