L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 Neufs de pâques 4 : Barit

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MJ
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MessageSujet: Neufs de pâques 4 : Barit   Mar 30 Mar à 19:45

Barit ferma les yeux pour se concentrer, il sentit ses frères Bossoniens faire de même autour de lui. Le bruit de course de l’ennemi se fit entendre au bout de quelques instants, de plus en plus fort au fur et à mesure qu’ils avançaient dans le col. Il rouvrit les yeux et saisit une flèche dans son carquois qu’il positionna instinctivement sur son arc dans la position la plus optimale. Les quarante archers de sa compagnie firent tous de même la seconde d’après.

Le bref picotement de fierté restait le même malgré toute ces années. Barit vivait dans des troupes d’archers depuis qu’il avait dix ans. La sensation identique, quelques secondes avant chaque affrontement. Ils encochaient tous leur flèche en même temps et attendaient, silencieux, prêt à donner la mort. Le sentiment de puissance qui en découlait était intense, car quand Barit donnerai le signal, tous se lèveront et tueront un ennemi avec une précision et une efficacité à faire trembler des générations entière de Pictes. Le Capitaine Bossonien, d’un geste de la main, condamnait quarante et un guerriers, aussi redoutables et puissants soient-ils. La sensation était exquise à chaque fois. Les flèches volaient dans les airs, les hommes tombaient.

Voila maintenant cinq mois qu’ils étaient de garde dans ces montagnes. Barit dirigeait sa propre troupe de mercenaire, ils avaient pour missions de sécuriser les différents cols des montagnes des menaces pictes. Les Aquiloniens le payaient cher, lui et ses hommes, pour ce travail qu’ils étaient incapable de faire. Barit connaissait désormais la région par cœur, ses hommes également. Ils avaient d’abord repoussé les quelques tribus pictes vivant aux pieds des montagnes, faisant pleuvoir la mort sur leurs campement à de nombreuses reprises, puis ils avaient sécurisé les cols un à un. A chaque fois que les pictes revenaient pour en prendre possessions, Barit et ses hommes en étaient immédiatement informé par leur réseau d’éclaireur et se mettaient en position, repoussant sans conteste les barbares qui osaient de moins en moins s’aventurer sur ce territoire qu’ils considéraient désormais maudits.

Les Pictes étaient des guerriers sauvages, qui ne connaissaient que peu d’égale dans le monde en combat rapproché. Ils faisaient naître la peur dans les esprits de tous ceux qui devaient les affronter. Les Bossoniens faisaient exception à cette règle. Barit connaissait le proverbe qui faisait loi chez les mercenaires de son peuple « Même le roi des guerriers s’incline face à un flèche ». C’est avec cette adage en tête qu’il avait perfectionné toute sa vie durant l’art de tirer à l’arc, car il avait estimé que plus précis et agile il était, plus puissant étaient les adversaires qu’il pouvait terrasser.

Le capitaine mercenaire avait finit par atteindre le sentiment d’invincibilité que l’on retrouvait chez de nombreux Bossoniens capables de tuer n’importe quel ennemi en moins de deux secondes. L’absence de la moindre cicatrices sur sa peau et le fait qu’il n’avait jamais porté d’arme de corps à corps ne faisait que le confirmer dans cette sensation.

Barit s’autorisa un regard au dessus des roches derrière lesquelles il se dissimulait. Les premiers guerriers pictes étaient en vue, couvert de tatouage et hurlant leur rage féroce à qui voulait bien l’entendre. Ce comportement avait pour but d’intimider l’adversaire et cela fonctionnait pour ceux qui redoutaient d’affronter ce peuple réputé pour sa violence et son habilité au combat. Mais les Bossoniens n’affrontaient pas, ils tuaient, et tuaient encore jusqu’à ce que les flèches aient fait taire la sauvagerie guerrière, sans jamais voir réellement le visage de ceux qu’ils abattaient.

Le capitaine attendit que les barbares aient dépassé la ligne imaginaire qu’il connaissait désormais par cœur, il se redressa alors et banda son arc dans un mouvement parfaitement contrôlé. Toute la troupe de mercenaire fit de même. Ils avaient appris à s’organiser instinctivement au fil des années qu’ils avaient passé ensemble, aussi chaque Bossonien se désigna une zone délimitée dans le passage du col en contrebas et tiraient sur chaque ennemi qui passaient dans cette zone. Un quart des archers n’avaient pas de zone propre à eux et tiraient, soit dans des zones trop encombrés où ils apportaient leurs soutiens, soit sur des cibles spécifiques tels que des chefs ou des ennemis particulièrement redoutables. La troupe mercenaire couvrait ainsi tout le passage du col sur une longue distance, étant donné la rapidité de ré-encochage des Bossoniens et leur parfaite synchronisation, les pictes avaient à chaque fois l’impression que les flèches ne cessaient de pleuvoir sur eux. Barti tira en premier, suivit d’une seconde par dix autres archers, puis dix autres encore la seconde d’après, et ainsi de suite, ses hommes ne mettant que trois secondes pour ré-encocher et viser, le flux de flèche était continu.

Les barbares ne cessaient de s’écrouler au sol, chaque tir était mortel. Cependant Barit détecta un phénomène étrange au fur et à mesure qu’il tuait. Les premiers guerriers étaient venus en chargeant, comme à l’accoutumée, mais ceux qui suivaient n’avait pas la même rage guerrière, ils avançaient presque au pas. Il en arrivait toujours plus, jamais le Bossoniens n’en avait vu autant. Ils avaient déjà tué d’innombrables pictes, mais souvent par groupe de cent au maximum, jamais plus, or le col se remplissaient de plus en plus au fur et à mesure. Des femmes, des enfants et des vieillards venaient marcher parmi les cadavres des guerriers de leurs tribus. Les cris guerriers laissèrent rapidement place à un silence glaçant que seuls les pleurs d’enfants venaient troubler. Les Bossoniens arrêtèrent peu à peu de tirer, ils avaient déjà fait plus de deux cents morts mais la situation était trop étrange. Barit regarda les pictes avancer lentement en contrebas, semblant ignorer les morts qui jonchaient le sol autour d’eux, ils ne regardaient quasiment pas les archers qui les surplombaient sur les parois rocheuse qui entouraient le col et quand ils le faisaient, aucune peur n’animaient leurs regards.

Le sergent de la troupe de mercenaire rejoignit son capitaine.
- Capitaine, je ne comprends pas cette attaque.
Barit regarda à l’entrée du col, plus de deux milles pictes s’engouffraient en marchant dans l’étroit passage, les guerriers n’attaquaient plus et se mêlaient à la foule. Ils transportaient avec eux d’encombrant sacs et s’aidait de monture pour tirer des charrettes obsolètes. Il y avait là toute une tribu et ses possessions.
- Ce n’est pas une attaque, c’est un exode.
Les Bossoniens regardèrent en silence la tribu picte avancer vers eux, le visage fermé et le pas traînant. Les mercenaires regardèrent leur capitaine et attendirent les ordres. Barit considéra les cinquante flèches que chacun de ses hommes avaient dans son carquois ainsi que les nombreuses réserves qu’ils entreposaient dans des cachettes à chaque col de la région qu’ils surveillaient. Il s’adressa à tous ses hommes.
- Nous avons pour missions de ne laisser aucun picte franchirent ces cols et aller à l’Est, ne trahissons pas notre réputation.
Sur ce, il encocha une flèche et perfora le crâne d’un jeune enfant que sa mère tenait par la main. Ses hommes hésitèrent l’espace d’un instant, puis les flèches se remirent à pleuvoir dans un silence glaçant.

Le massacre dura un certain temps et plusieurs Bossoniens s’arrêtèrent en plein milieu, contemplant avec horreur le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux. Quand les derniers pictes furent abattus. Barit descendit dans le col avec quelques archers. Certains avaient les larmes aux yeux en voyant de près les innombrables cadavres qui recouvraient tout la surface du col. Ils avaient déjà vu de nombreux corps pictes, femme comme enfant, car pour leurs obscures activités shamaniques, les pictes s’adonnaient parfois à des sacrifices monstrueux.

Mais les choses étaient différentes cette fois-ci, ces gens avaient avancé lentement, sachant qu’ils se faisaient tuer, sans pour autant réagir. Les Bossoniens avaient tiré sur des cibles consentantes, la sensation était extrêmement perturbante, même pour des mercenaires aguerris.
Barit repéra un amoncellement de corps et ordonna à ce que les cadavres soient retirés. Il découvrit en dessous un vieillard couvert de bijou taillé dans des os. Les Pictes s’étaient mis entre lui et les archers, le protégeant en donnant leur vie. Cela n’avait semble-t-il pas suffit, car l’homme se mourrait d’une flèche qui ressortait de sa poitrine.

Le capitaine mercenaire se pencha sur lui et parcouru des yeux les nombreux colliers qui pendait autour de son maigre cou. Le vieillard ouvrit les yeux et regarda le Bossonien, celui-ci soupira.
- Pourquoi venir mourir de cette manière ? Vous autres barbares, aussi ignorant que vous êtes, devez bien savoir que personne ne franchit ces montagnes si nous en décidons ainsi.
Le picte murmura et Barit du se pencher plus en avant pour écouter. Son sergent voulut le mettre en garde, car tous avait reconnu l’accoutrement typique d’un shaman picte. Le capitaine mercenaire ignora les protestations et colla son oreille à la bouche du vieil homme pour tenter d’interpréter les longs râles de douleur qui en sortait.
Barit resta interdit l’espace d’un instant et se releva. Le shaman était mort. Son sergent aperçut l’expression troubler sur son visage et capta son regard.
- Qu’a-t-il dit, capitaine ?
- Il a dit « Cette mort là est douce en comparaison de celle qui arrive ».

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Neufs de pâques 4 : Barit   Mar 30 Mar à 20:04


  • ce mec c'est quand même une salope même s'il est classieux
  • en fait ce qui arrive de l'ouest, pour que même les pictes fuient et aient peur, ça va pas être jouable lol. Je vais me casser moi aussi

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Mateusz
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MessageSujet: Re: Neufs de pâques 4 : Barit   Mar 30 Mar à 21:16

Paella a écrit:

  • ce mec c'est quand même une salope même s'il est classieux
  • en fait ce qui arrive de l'ouest, pour que même les pictes fuient et aient peur, ça va pas être jouable lol. Je vais me casser moi aussi


Nan, toi t'es un pirate, tu dois aller sur la mer pour combattre une flotte de barbares !

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MJ
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MessageSujet: Re: Neufs de pâques 4 : Barit   Mer 31 Mar à 0:56

ah ouai je me suis mal exprimé, quand ils disent barbares, c non civilisé d' "apparence"
En fait, ca ressemble plutot à des indigènes... genre des indigène qui vivent sur des îles

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Neufs de pâques 4 : Barit   Mer 31 Mar à 10:02

ah...ouai...

genre le recit c'est l'apparition de "nouveaux" Neuf. Ils ont monter leur royaume et puis maintenant ils utilisent les indigenes pour attaquer notre continent....doit y avoir qqchose comme ca (vous la senter ma grosse intuition?).
Reste a savoir pour qui ils travaillent.
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MessageSujet: Re: Neufs de pâques 4 : Barit   

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