L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 Empereur

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MJ
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MessageSujet: Empereur   Dim 11 Mar à 18:19

Empereur


Le champ de bataille avait déjà vu deux soleil se lever. Le sang avait imprégné les kilomètres de la vallée de Srane de sa couleur sombre et les corps de centaines de milliers de guerriers constituait désormais le sol autrefois verdoyant de cet endroit souillé pour des générations.
Les nains de la montagne avaient repousser tout ce que Corben avait pu leur envoyer. Orcs noirs, trolls enragées, légion de squelette et d’armée mercenaires, loups-garous et autre armée nippone, barbare et robussi. Toutes ces forces venaient compléter l’immense armée de Corben mené au combat pendant deux jours par le tristement célèbre maître de guerre Calléistosse.

Hargin se dressait au dessus de tous, porté sur son bouclier royal, il était à la pointe de la gigantesque armée naine, ne cessant d’avancer mètre par mètre depuis deux jours et une nuit à grands coups de marteau. Repoussant ainsi toute les lois liées à l’endurance physique.
Les nombreux nains qu’il menait au combat se retrouvaient acculés dans la vallée, devant combattre sur tout les fronts, ils repoussaient néanmoins leurs ennemis avec une puissance et une volonté implacable.

Corben arriva sur les hauteurs à la tête de la Grande Cavalerie. Il resta longtemps à contempler les nains progresser lentement mais sûrement vers sa position. Les personnes les plus puissantes de l’Empire se trouvaient non loin à observer la bataille.

L’Empereur se tenait quelques mètres devant sa troupe d’élite. Il montait son grand destrier blanc. Revêtu de son armure blanche légendaire, sa longe cape verte et or flottait au vent et laissait entrevoir son épée qu’il n’avait pas dégainer depuis bien des années.

Les deux cavaliers qui l’escortaient de chaque coté montaient des chevaux similaires. A sa gauche se tenait Lameron, capitaine des lions, dans son armure noir et rouge, seule la cape verte montrait son appartenance aux armées impériales. A sa droite la même cape verte recouvrait une armure noir et or. Un masque intégrale or empêchait quiconque de connaître l’identité de son propriétaire.


Calleistosse relut la lettre entièrement puis la plia et l’entoura d’un ruban rouge avant de la donner à son fidèle aide de camp. Ce dernier déglutit en la saisissant. Sa voix était fortement couverte par le vacarme de la bataille, mais les larmes qui coulaient le long de ses joues expliquaient réellement l’inaudibilité de ses propos .
- Maitre…. Vous n’êtes pas obligé….
- Pankros tu es un ami fidèle, mais nos chemins se séparent ici, fait ce que je t’ai dit et laisse moi mourir de la façon dont je le souhaite.
- Maitre…
Calleistosse posa ses mains sur les épaules du jeune homme et respira profondément. Il croisa son regard apeuré et lui sourit.
- Tu te souviens de cette discussion sur l’amour que nous avons eu ?
Le jeune guerrier acquiesça.
- je n’avais pas répondu à ta question, aujourd’hui alors que je te fait mes adieux, je vais le faire. Comment je sais que je l’aime ? Parce qu’avant ma vie était la chose la plus précieuse que j’avais, je me battait pour elle, toutes mes peurs était tourné vers elle, à sa préservation, à sa continuité. Quand je l’ai rencontré, toute ces choses n’avaient plus d’importance, la seule chose qui comptait, c’était elle, c’est comme si ma vie chutait d’une falaise depuis que je suis venu au monde, qu’elle chutait vers le sol , vers une fin comme toute les autres. Eleanore est comme une branche a laquelle ma vie s’accroche soudainement, et elle ne peux plus jamais la lâcher, elle s’y accroche pour toujours. Ce que je veux te dire c’est que sans elle, la vie ne vaut pas le coup d’être vêcu, je préfère tenter de la rejoindre que de reprendre ma chute.
Le Maitre de Guerre demanda à ce qu’on lui amène son cheval.
- je pourrai affronter mille fois cette armée si j’avais ne serai-ce qu’une chance de la voir encore une fois même quelques secondes.
Il enfourcha son cheval et se tourna vers le jeune Pankros avant de partir au galop.
- La meilleur chose que je te souhaite est de trouver ta branche !
Et Calleistosse fonça droit devant vers le haut roi nain. Les hommes s’écartaient pour laisser leur chef atteindre le cœur de la bataille et rejoindre la folie meurtrière qui n’épargnait personne…


Corben suivit son Maitre de guerre dans sa descente vers le haut roi nain. Les remarques de surprises fusèrent parmi les dirigeants autour de lui. Le cavalier au masque d’or se pencha vers son empereur.
- on ne peux nier la grande beauté de l’acte.
Lameron acquiesça avec énervement.
- Cela n’était pas prévu, et ce n’est vraiment pas bon pour le moral des troupes ! Il va semer la confusion partout ! Puisse-t-il aller en enfer !
Corben observa la scène en silence. Et puisse tu y trouver ce que tu cherche. Au revoir Maître de Guerre.

Alors que l’intensité de la bataille augmentait au fur et a mesure que le Haut roi nain entamait dans le sang la montée de la pente qui le mènerait à son ennemi. Ce dernier vit le corps de Calleistosse lui être amené à coté de sa monture. Il souleva le drap vert et blanc et contempla quelques instants le visage serein d’un de ses plus fidèles sujet.
- Comment est-il mort ?
- Majesté le Haut roi l’as tué en duel, et nous a laisser vous ramener son corps…. Majesté, le Maitre de Guerre a auparavant enlevé la vie au nain à la longue barbe bleu.

Corben remit le drap en place en souriant, et ordonna qu’on amène la dépouille loin du champ de bataille d’un geste de la main.
Puis il se tourna vers sa sœur et hocha vivement la tête.

Scili lança immédiatement son cheval au galop à travers l’armée de son frère. Les 11 altris qui l’accompagnaient se lancèrent sur ses traces.
Arrivés au bloc compact de soldat qui formait le cœur de la bataille, la fille de Rulian et ses 11 acolytes sautèrent en même temps de leurs chevaux tout en dégainant leurs armes. Ils atterrirent sur les épaules et les têtes des soldats atoziens qui attendaient d’atteindre les premières lignes et, sans marquer un temps d’arrêt, commencèrent à sauter de casques en casques avec une légèreté et une agilité anormal. Ils semblaient survoler le champ de bataille.
Les milliers de soldats assez prêt pour voir la scène poussèrent des cris de joie en voyant apparaître les guerriers mythiques.

A 200 mètres de là, le Haut Roi Hargin observa les nouveaux venus et resserra fermement la prise sur son marteau. Il jeta un coup d’œil à la silhouette dissimulé quelques mètres derrières lui. La jeune femme affichait un visage impassible. Elle dégaina ses deux épées et le rejoignit.

Scili sentit les altris s’écarter sur les bords et foncer sur les marteliers royaux. Elle aurait aimer pouvoir observer les combats qui allait suivre : 11 altris contre 100 des meilleurs guerriers nains. Mais elle avait une mission. Sa cible se trouvait maintenant à quelques mètres devant elle, solidement positionner sur son immense bouclier. Enfin elle pourrait le tuer. Pour toi mon frère, pour toi mon père, pour toi mon amour.
Elle sentit un frisson la parcourir. Ce genre de frisson qui prévint d’un danger imminent, un danger que nos sens ont perçu mais que notre conscience met trop de temps à percevoir. Voilà maintenant des années que Scili savait faire confiance à son instinct. Elle effectua un salto avant et vit un flèche lui frôler le visage.

Une flèche venant des nains était déjà une sacré surprise, mais ce qu’elle vit en atterrissant lui coupa le souffle. Une femme d’une beauté extraordinaire lui faisant face, armée de deux épée, elle se tenait entre elle et Hagrin. Il ne fallu à la fille de Rulian qu’une seconde d’observation pour comprendre que la personne en face d’elle était un sérieux adversaire. Après s’être jaugé pendant un court instant, les deux guerrières se chargèrent.
La vitesse d’exécution des deux femmes ne laissait voir qu’un tourbillon de lame aux spectateurs présents. Le combat ne dura qu’une poignée de secondes. Scili y mit un terme en décapitant son redoutable adversaire.

Elle resta un moment interdite, terrifié par la difficulté du combat qu’elle venait de livrer. Les spasmes de douleur qui agitait son corps la ramenèrent à la réalité, elle était blessé à plusieurs endroits et son sang la quittait en même temps que ses forces.

Sans réaliser ce qui lui arrivait, Scili sentit venir le marteau du Haut roi, elle se baissa instinctivement pour l’esquiver et, dans un mouvement de rotation quasi-mécanique, utilisa le reste de ses forces pour lui enfoncer son épée dans le ventre jusqu’à la garde. La puissante magie qui animait son arme transperça la solide armure du nain.
Elle entendit ce dernier laisser échapper un léger cri de surprise quand la lame pénétra sa chair. Certaine d’avoir accompli sa mission elle voulut se relever, mais ses jambes la trahirent, et elle retomba à genou sur le bouclier du roi, son esprit s’embrouilla alors que sa vue virait au rouge.

Hagrin, à peine remit du choc, abattit violemment son marteau et brisa la nuque de la jeune femme. Il tapota le manche de l’épée qui saillait de son torse et grimaça sous la douleur atroce. Il vit le dernier altri se faire tuer par ses marteliers et constat avec effroi que plus de la moitié de sa garde personnel avait péri. La douleur laissa place à la colère et il hurla sa rage en agitant son arme en direction de son ennemi. La terrible marche reprit.


Corben était trop loin pour voir précisément ce qui se passait, mais quand il vit le haut roi reprendre son avance et ses hommes fuir devant lui, il ferma les yeux de douleur en comprenant que sa sœur avait échoué.
Les lourdes respirations de ses deux compagnons lui indiquèrent qu’ils avaient également compris.

En bas plus aucun soldat ne voulait se mettre sur le chemin du Haut roi, personne ne voulait plus l’affronter, debout sur son bouclier, au dessus de la bataille, il ressemblait à un dieu de la guerre. Les hommes face à lui fuyaient comme ils pouvaient, un long couloir vide se dessina entre le nain et Corben.

L’Empereur constata que la bataille faisait toujours rage sur les autres fronts, mais il savais trop bien quel fléau était la panique pour des armées de cette taille. Et l’impact psychologique que provoquait l’avancée implacable du Haut Roi pouvait à tout moment faire basculer le cours de la bataille. Il sentit que les deux cavaliers à ses côtés avaient compris la même chose. La peur était palpable partout autour de lui alors qu’Hagrin n’était plus qu’à 300 mètre en contrebas et qu’il continuait de s’approcher.
Lameron respira profondément.
- Je crois bien que j’ai peur…
Les chevaux de la Grande Cavalerie commençaient à s’agiter. L’homme au masque d’or acquiesça.
- C’est terrifiant…
Il se tourna vers Corben. Ce dernier lui sourit, un sourire crispé.
- je crois bien ne jamais avoir eu aussi peur de ma vie. Mais que serait le courage sans la peur.
Il dégaina son épée et la brandit vers le ciel, sa cavalerie fit de même. Son murmure ne pu être entendu que par les deux hommes à ses côtés.
- Puisses-tu voir cela père…
Il abattit son épée en hurlant. Son cheval se cabra et partit au galop. La Grande Cavalerie dévala la pente à grande vitesse. Le lourd martèlement des sabots fit trembler toute la vallée.
La vision était merveilleuse et nombre de soldats en train de combattre, nain comme atozien, s’arrêtèrent afin de contempler la scène : l’Empereur chargeait l’armée naine de face à la tête de sa cavalerie.



Le Haut Roi hurla de défie voyant son ennemi foncer sur lui. Plus que quelques secondes… Mais alors qu’il exaltait à l’idée du combat à venir. Une grande colère monta en lui quand il vit Corben et ses deux compagnons changer rapidement de trajectoire et l’éviter volontairement. Quelle lâcheté !

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MessageSujet: Re: Empereur   Dim 11 Mar à 18:20

L’impact fut d’une rare violence, et le bref combat qui suivit n’eut rien à lui envier. Alors qu’Hagrin moissonnait de rage les guerriers qui avait l’audace de passer à porter de son terrible marteau, les marteliers royaux abattaient méthodiquement les cavaliers un par un sans réellement être inquiétés. En quelques dizaines de secondes, la charge avait été repoussé et la Grande Cavalerie subissaient des pertes trop importantes.

Corben, qui s’était écarté quelque peu du danger après l’impact de la charge sonna lui même la retraite alors que ses deux compagnons le protégeaient des nains. Ce qui restait de la troupe d’élite remonta péniblement la pente au galop.

Un rugissement de joie monta des rangs ennemis. Hagrin venait de détruire en moins d’une minutes le régiment de Corben et le voyait désormais fuir comme le lâche qu’il était ! Il fit sonner la charge et, comme une seule entité, l’armée naine se propulsa en avant à la poursuite de l’Empereur. Il vit au passage sur les autres fronts les troupes atoziennes fuirent et tenter de gagner les hauteur dans une désorganisation totale. Il avait vaincu !

Arrivé au sommer du col, Corben fit faire demi tour à sa monture. Sa cavalerie vint se placer derrière lui. Tous était épuisé, monture comme cavalier.
Il fut impressionné par la charge sauvage des nains qui maintenant se trouvaient à moins d’une centaine de mètre de lui. Il sentit le regard emplit de rage du Haut Roi pesé sur lui. Il leva la main et fit un signe au groupe d’archimage resté en retrait.

Zilar Thogrine reçut l’ordre de son Empereur et se concentra immédiatement. Les archimages derrière lui avaient tous un rôle précis à jouer, certains devaient positionner le portail, d’autre le maintenir stable, mais la plupart avaient pour tache de canaliser toute leur puissance entre ses mains. La magie était presque palpable dans l’air, et les mains de Zilar tremblait sous la pression. L’incantation était à son point crucial Je ne te décevrai pas Corben !
Il sentit le portail correctement se positionner et ouvrit les bras pour libérer toute son énergie magique. Les archimages ne purent supporter la puissance de l’incantation et s’écroulèrent un par un au sol, du sang coulant de leurs narines. Zilar criait de douleur et de nombreuses larmes de sang couvrirent son visage. Il avait l’impression que son corps implosait. Ses cheveux tombait par grosse mèche, ses ongles se retournèrent un par un. Il sentit ses côtes se briser une à une en remontant vers le haut, son corps se tordit dans un angle impossible sous la douleur. Il tomba au sol lorsque l’incantation fut terminée et leva péniblement la tête pour contempler son œuvre. Il avait réussi…



Un gigantesque portail de 40 mètre de long et 20 de large s’ouvrit quelques mètres devant Corben. Il se matérialisa au dessus du sol : un grand rectangle bleu complètement irréaliste.
L’ouverture était tourné vers la vallée et vers les Nains qui n’était plus qu’à une vingtaine de mètre. L’espace d’un instant rien ne se produisait et Corben haussa brièvement un sourcil. Puis ce fut le chaos.

Un terrible grondement se fit entendre. Le sol trembla et le monde sembla s’arrêter. Des tonnes d’eau se déversèrent soudainement sur la pente, avec une vitesse traduisant une pression insupportable. La charge des nains fut balayé et l’eau envahit le fond de la vallée en quelques dizaines de secondes. La puissance déchaîné par ce raz de marée était digne des dieux.


Du coté de l’Empereur, le spectacle était tout simplement incroyable. Un océan défilait continuellement sous ses yeux, il ne pouvait apercevoir ce qui se passait dans la vallée mais voyait que la plupart des hommes qui en avaient reçu l’ordre avaient réussit à gagner les hauteurs. Ses pertes se chiffreraient néanmoins en centaines de milliers.
De nombreux monstres marins se voyaient projeter dans la vallée à travers le puissant courant. Il descendit de son cheval et s’approcha du mur d’eau pour contempler cette merveille. Son visage ressemblait à celui d’un enfant.


Il fronça les sourcils envoyant une silhouette ramper au sol et s’extirper du mur d’eau, il recula et dégaina son épée.
Hagrin avait perdu la quasi-totalité de son armure, l’épée de Scili dépassait encore de son torse et le sang coulait d’innombrables blessures sur la totalité de son corps. Il était épuisé et se releva au prix d’un immense effort.
Corben n’en croyait pas ses yeux. N’importe laquelle des blessures qu’arborait le nain serait venu à bout d’un être normale, et elles se comptaient par dizaines.
Le Haut Roi se dressa face à lui, tenant fébrilement le Marteau des Rois dans sa main droite.
L’ Empereur ne put que l’admirer. Il trembla lorsque le regard emplit de haine de son ennemi se posa sur lui, un regard qu’il n’oublierait jamais. Qu’ais-je fait pour qu’un être puisse à ce point vouloir ma perte ? Mais le nain était au seuil de la mort, ses forces le quittaient peu à peu. Corben s’approcha de lui.
- Hagrin Haut Roi des nains ! J’ai envoyé contre toi tout ce que je pouvais envoyer et même plus encore ! Et ni le temps ni la guerre ne semble pouvoir t’arrêter. Jamais je n’aurai cru voir un jour un être plus fort que la Mort elle-même…
- Je n’ais pas le temps de mourir, je dois respecter mon serment.
Dans un dernier effort, le Roi des Rois abattit son marteau sur son ennemi. Corben esquiva la puissante attaque et, d’un geste vif, plongea son lame dans le cœur du nain. Ce dernier hoqueta sur le coup et du sang sortir de sa bouche. Le nain recula en titubant et son adversaire lâcha son épée.

Hagrin s’arrêta à quelques centimètre du mur d’eau. Son regard rageur continuait de fixer l’Empereur. Corben fut saisit de terreur quand il vit le Marteau des Rois se lever légèrement. N’y a-t-il réellement aucun moyen de te tuer Roi des Rois ?
Mais le nain recula encore jusqu'à pénétrer dans le mur d’eau. Il fut violemment emporter et disparu à jamais dans l’océan qui se créait.
De la sueur coulait sur le front de Corben, il n’arrivait pas à contenir un grand soulagement dans sa voix.
- Ta Grandeur m’honore Hagrin Roi de la Montagne…. merci pour cette peur…




Cinq jours plus tard, la Cité des 4 lions était méconnaissable, plus de cinq cents milles personnes se pressaient dans les rues pavés, sur les balcons et sur les toist. Tous tentaient d’apercevoir leur Empereur rentrer victorieux dans la cité.
La Grande Route qui partait des portes pour rejoindre le palais était couverte de fleure sur toute sa longueur. Elle menait aux dizaines de marche du palais impérial.
Un trône d’or avait été installé en haut de ces marches, complètement isolé et au dessus de la foule. Le symbole était très fort.

Les portes s’ouvrirent et la musique retentit. Toujours monté sur son destrier et revêtant la même armure blanche, Corben avait sur la tête la Couronne des Peuples.
De sa blancheur écarlate, la couronne était incrusté de dix pierres précises de couleurs différentes, chacune représentant les races de ce monde.
Il ressemblait à un dieu.
Le peuple criait et chantait, la musique était assourdissante et des milliers de pétales de fleures remplissait le ciel ensoleillés de leurs éclats colorés.






Marvol se fraya un chemin à coup de coude et débarqua sur un balcon publique où il put apercevoir son Empereur. Emporter par l’extase de la foule il hurlait sa joie de toute ses forces. Il voulut rafraîchir son gosier en prenant sa gourde à sa ceinture mais constat qu’elle était vide. L’homme a coté de lui tendit la sienne.
Observant son bienfaiteur et la qualité de l’objet qu’il venait de lui passer, Marvol comprit qu’il avait à faire a un riche bourgeois. C’était un homme au visage puissant qui ne laissais rien paraître de sa joie si ce n’est un sourire charmeur constamment affiché.

Le jeune boulanger but l’excellent vin de son voisin et lui rendit sa gourde en le remerciant. Il du crier pour se faire entendre.
- Je ne sais pas comment vous faites pour rester si calme ! Ce jour est le plus beau que les dieux puissent nous offrir ! Dieu que j’aime la vie aujourd’hui !
Son interlocuteur acquiesça.
- C’est une belle journée en effet.
- Une belle journée ! Mais ce jour est immortel ! Dans mille ans encore il sera raconté à tout les enfants ! Corben est invincible, Il est immortel !
L’homme richement vêtu sourit, Marvol se rendit compte alors à quel point il était beau. Sa voix semblait pur et profondément forte.
- Aujourd’hui un homme a conquis le monde, je suis venu de loin pour assister à son apogée…
Les deux hommes parlèrent encore un peu ensemble et observèrent Corben s’asseoir sur le trône sous les hurlements de son peuple. Le jeune boulanger ne put contenir sa joie quand l’homme lui offrit sa gourde en cadeaux.
- Vous ne restez pas ?
- J’ai beaucoup de travail devant moi.
Marvol vit son voisin se fondre dans la foule. Il ne comprenait pas comment on pouvait penser à travailler dans un tel moment. Sa jeune femme apparut à ses côté et l’embrassa longuement et passionnément.
- Qui était-ce ?
- Oh un bourgeois, fort sympathique d’ailleurs, un certain Ridiala je crois…


A quelques centaines de mètre de là, Corben observait l’immense foule rassemblée.
Il avait le monde à ses pieds.
Il leva les yeux vers le ciel comme pour s’adresser à quelqu’un et murmura un mot doucement.
- … Empereur…

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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Empereur   Dim 11 Mar à 18:39

tan da tan da tan

merci d'etre venu et aurevoir

ridiala je l'avait capté desuite lol
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Bran Mc Braid
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MessageSujet: Re: Empereur   Dim 11 Mar à 20:32

Ouai moi aussi.
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Elhilarasan
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MessageSujet: Re: Empereur   Lun 16 Avr à 12:36

et ya pas une suite qui dit que corben a fait quoi esnuite?

enfin un truc officiel, ou que des choses soient arrivées et que tout le monde soit au courant
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Empereur
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