L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 Nolah

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MJ
Général des armées
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Localisation : lyon
Date d'inscription : 10/01/2006

MessageSujet: Nolah   Sam 4 Nov à 5:27

La taverne était très agitée ce soir. Ses occupants étaient tous armés, des fermiers parlant de la guerre qui avait lieu. Tous se targuait de pouvoir défendre ses terres en cas d’attaques, mais la peur se lisait dans leurs yeux. Ainsi allait la vie à la campagne en temps de guerre.

Nolah était la seule femme de l’établissement sans compter les deux servantes. Sa simple toge de paysanne laissait apparaître les gracieuses courbes de son corps et nombre d’homme présent laissait glisser leurs yeux dessus. Beaucoup d’entre eux étaient mariés, pères et d’autre amoureux, mais la nature humaine voulait cela, et Nolah était une femme d’une beauté rare. Son maître l’avait prévenu tu es une jolie fille et deviendra une très belle femme, cela a ses avantages et ses inconvénients : tes charmes physiques influeront positivement sur tout hommes que tu devra convaincre ou manipuler, mais la nature humaine étant ce qu’elle est, cela pourra t’attirer parfois des ennuis et tu ne pourra pas passer inaperçu. Le maître…voilà 10 jours qu’il l’avait abandonné.

C’était un matin ensoleillé, il était parti se laver dans la rivière en contre bas, elle-même préparait le déjeuner. Le vieil homme était revenu et lui avait tendu sa propre épée. Voilà 15 ans que je t’entraîne chaque jours à l’art du combat j’ai constaté depuis peu que je n’avais plus rien à t’apprendre, tu n’es plus mon élève mais mon égal. Il avait ramassé ses affaires et s’en était allé. Ne me suis pas, nos chemins se croiseront peut être à nouveau, ou peut être pas. Agit toujours selon ton instinct et décide… Décide par ton cœur. Pourquoi me laisser vous maître ? Parce que c’est ton destin Nolah. Et il s’en était allé.

Elle commanda un bol de lait à la serveuse qui venait de lui adresser la parole, certaines têtes se tournèrent dans sa direction à l’annonce de la commande.

Les regards convergeaient constamment vers elle. Cela la mettait mal à l’aise, elle aurait préféré se fondre dans la masse. Elle ne les méprisait pas. Ils n’appartenaient pas au même monde voilà tout. Eux travaillaient toute leurs vies, avaient leur préoccupation qu’était le foyer, la joie d’élever des enfants et de vivre en communauté, elle était une guerrière. Mais elle ne les méprisait pas. Son maître lui avait dit que la voix du guerrier était emprunter pour plusieurs raisons : parfois par nécessiter, chaque propriété doit être protégé ; parfois par faciliter, il est plus facile de résoudre ses problèmes par la violence. Mais parmi ces raisons, aucune ne peut rendre une guerrier meilleurs qu’un père de famille ou un fermier, car jamais en semant la mort un homme peut être bon.

Depuis qu’ils s’étaient brusquement séparés, elle repensait sans cesse aux leçon de son maître, et commençait à réfléchir sur l’homme qu’il était réellement.

La serveuse lui apporta son bol de lait, Nolah la paya avec les quelques sous qu’elle avait.

Elle l’avait rencontrer la première fois à 3 ans. Elle se souvenait d’un monastère et de ce qu’il lui avait dit en la prenant dans ses bras. Ecoute moi bien petite nolah, je suis un ami de ton père et je lui ai promis de m’occuper de toi, nous allons vivre ensemble. Elle avait eu beau le questionner depuis jamais elle n’avais su qui étaient ses parents, et pourquoi il s’occupait d’elle ainsi.

Le contact du lait sur ses lèvres la ramena à la réalité. Un des hommes s’était approcher d’elle et le silence s’était abattu dans la taverne. Nolah n’avait eu que très peu de contact avec d’autres personnes que son maître, uniquement quand il l’envoyait chercher des provisions en ville. Elle décida de ne pas chercher à interagir avec les occupants de la taverne, elle passerai tranquillement la nuit ici puis repartirai, comme elle faisait depuis 10 jours. Mais l’homme se rapprocha, il empestait l’alcool.
- Et ma belle ! Où t’a eu ça ! dit il en désignant l’épée bâtarde accroché a son sac de voyage.

Toute la taverne observait la scène en silence. Nolah se pinça les lèvres sur le bord de son bol sous la colère. Le manche de l’épée de son maître était en ivoire rare et sculpté, le fourreau était simple d’un brun clair mai recouvert d’un fin liseré or. Une arme voyante et attirante. Et elle la laissait à porter du moindre regard curieux.
Ces fermiers avaient conscience que la guerre allait leur prendre beaucoup entre l’augmentation des impôts et les probables pillages. Une telle arme pourrait leur rapporter beaucoup. Nolah sentit le danger et étudia toutes les informations qu’elle avait enregistré au cours de la soirée.

Son interlocuteur avait la jambe gauche légèrement en retrait, son épée pendait le long de sa cuisse : il s’apprêtait donc à dégainer. Il y avait en face d’elle une table où était assis deux fermiers. L’un était complètement ivre, l’autre la regardai sans tenter de dissimuler les idée obscène qui lui traversait la tête, il tenait son verre de la main gauche, son épée était le long de sa jambe droite : il mettrai plus de temps à dégainer. Un homme assez gros était adossé à un pilier trois mètres sur sa droite, une grosse hache de bûcheron pendait à sa ceinture. Deux autres se tenaient plus loin contre le mur, des frère apparemment. Plus loin sur la gauche, quatre fermiers autour d’une table la fixait. Derrière eux un jeune homme se tenait debout, sa main qui palpait constamment le pommeau de son épée trahissait une grande nervosité. La jeune femme sentit également la présence d’un autre homme juste derrière elle, à environ deux mètre. Mais ce qui intriguait le plus Nolah c’était la silhouette au fond droit devant elle dans l’obscurité d’une alcôve, assis le dos au mur. Une épée étai posée sur sa table, et la pénombre dissimulait son visage. Sa main gauche plongeait dans les replis de son manteau. Les autres occupants de l’auberge étaient soit trop ivre soit trop peureux pour poser problèmes. Les douze fermiers prêt à l’action semblaient tous se connaître, ils étaient confiants. Il ne poseront pas de problèmes.
Mais la personne au fond n’était pas un fermier, seul le bout de ses pieds touchaient le sol, sa chaise était légèrement reculé, son dos droit : il était sur ses gardes. Cette personne intriguait Nolah, c’était un guerrier, et un guerrier n’avait rien à faire dans un tel lieu, dans une endroit si paumé, et en même temps qu’elle.

L’homme prêt d’elle mit la paume de sa main sur le pommeau de son épée.
- Eh ! j’te cause !
Nolak ramena ses cheveux noir de jais en arrière d’un bref mouvement de tête. Elle tenait toujours le bol dans ses mains face à ses lèvres.
Son interlocuteur lui mit la main sur l’épaule.
- tu entend ce…

D’un geste d’une rapidité effroyable, Nolah repoussa le bras de l’homme de sa main gauche et, de la droite, défit avec une précision et une vitesse extrême la sangle qui retenait le fourreau de l’épée du fermier à sa ceinture. Puis revint récupérer en plein vol le bol qui avait presque atteint la table avec ses deux mains.
L’homme ne compris pas ce qui lui arrivait avant que son épée touche le sol avec fracas. La taverne resta interdite une poignée de secondes, le temps que ses occupants tentent de comprendre ce qui s’était passer. La jeune femme leva ses yeux verts en direction de la silhouette dans l’ombre. Cette dernière se raidit un moment.
Puis les évènements s’enchaînèrent : L’homme derrière elle s’avança, celui contre le pilier également, d’autre s’apprêtaient à dégainer. Mais la guerrière était prête.

Dans le même mouvement, elle se leva, pris appuis sur son pied gauche pour sauter en l’air et du talon droit, propulsa sa chaise sur l’homme derrière elle, celui-ci la prit en pleine mâchoire, de sa main gauche elle assomma son interlocuteur d’un violent coup sur la tempe et de la droite, lança son bol de lait sur l’homme qui était adossé au pilier. Le bol lui éclata au visage, entaillant sévèrement la peau en plusieurs endroits. Trois. A peine retombé au sol, elle redécolla et roula sur sa table, pour atterrir face aux deux premiers fermiers.

Ces derniers furent projeté au sol d’un gracieux balayement de jambe circulaire. La guerrière s’accroupit et se propulsa en l’air pour envoyer un puissant coup de pied dans la table tout juste libéré en direction des deux frères qui ne purent éviter l’impressionnant projectile. Sept. Sans reprendre son souffle, nolah plongea en roulade sous la table des quatre occupants. Elle lança violemment ses deux pieds vers le haut. La table percuta les fermiers de plein fouet et les envoya au sol. Le jeune homme nerveux commença à dégainer, mais la guerrière était sur lui. Elle lui éclata les os du nez d’un coup de poing et, dans sa chute, monta habilement sur lui tel un félin pour se propulser vers la table de la silhouette dans l’ombre. Douze.
La main caché sous le manteau sembla se saisir de quelque chose, mais il était trop tard. Nolah, toujours en l’air, lança sa jambe droite et la table ainsi que l’épée tombèrent par terre. Son talon gauche percuta la chaise et l’envoya contre le mur de l’alcôve. La silhouette lâcha le poignard qu’elle tenait dans sa main sous le choc. Ce dernier entama une dangereuse trajectoire en l’air. La guerrière termina sa rotation, toucha le sol, se saisit du poignard en plein vol et l’appliqua contre la gorge de la silhouette.
- qui es tu ?

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Nolah
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