L'Empire déchiré

Un jeu de rôle basé sur le concept de Warhammer dans un univers modifié et largement complété.
 
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 chnistoère

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MJ
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MessageSujet: chnistoère   Ven 15 Sep à 2:36

tout ceci se passe dans un univers que vous ne connaissez pas, ne vous inquiétez pas il est bien similaire à ceux que l'on connai
vous etes pas obligé de lire
mais si vous voulez adresser des commentaires ou me dire que vous vous en batter les couilles, faites le sur un autres poste que vous créérer pour ça

bref aller vous faire foutre et bonne lecture si lecture il y a

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MessageSujet: 4   Ven 15 Sep à 2:51

- Achevez leurs blessés, prenez ce qui a de précieux, nous repartons dans 10 minutes.
C’était la troisième bande orc que Galnar et ses hommes rencontraient, et cela inquiétait et rassurait à la fois le sergent. Il était inquiété car la fréquence de ces créatures immondes à la frontière augmentait beaucoup trop, et rassuré car on ne l’avais pas envoyer lui et ses 60 cavaliers pour 10 orcs en vadrouilles. Ils en avaient abattu une centaine, mais ce n’était pas sa mission première, les orcs avaient toujours pullulé à la frontière nord de l’Empire, mais jamais n’avait fait preuve d’une telle agressivité.

Galnar avait été convoqué suite à des raids sur plusieurs villages. Il avait visité les lieux des massacres, les orcs avaient tué tout le monde, brûlé les maisons, abattu les bêtes, sans rien emporté. Jamais il ne comprendrai les orcs, ils avaient tué les bête qui aurait pu leur servir, brûler les vivres qu’ils auraient pu utiliser. Comment une race ne pouvait vivre ainsi que pour détruire ?

Certains des hommes de Galnar avaient vomi en voyant les cadavres calciné et déchiqueté, ces visions n’avait jamais aucun effet sur le sergent. Depuis 10 ans qu’il voyait ces scènes, il n’avait jamais réagit, ses hommes le détestaient pour ça.

Galnar était assez grand, des boucles châtain claire laissait apparaître un début de calvitie, son visage était mince, froid et sec, ses yeux bleus ne laissait passer aucune expression. Il mâchait sans arrêt de la Boodra, une pâte à mâchée presque sans goût. Il était assez débrouillard et discipliné pour obtenir ce grade de sergent au cours des 10 dernières années.

Il avait passer son enfance dans les campagnes profondes Carnicie. Sa mère était morte en lui donnant la vie, son père lui en a tout le temps voulu pour ça. Ils ont travaillé tout les deux à la ferme, ils n’échangeaient presque aucun mot, et jamais un sourire ni un rire ne vint troublé cet enfer de travail. Luttant contre la faim et la misère, ils se forçaient à la tache de l’aube à la tombée de la nuit.

Un soir d’été, son père s’était redressé raide dans le champ, puis s’était écroulé. Galnar l’avait rejoint, voyant son paternel qui fixait le ciel de ses yeux morts, il était parti aussitôt piller la maison, et, récupérant 8 pièces d’argent, s’en était aller sans se retourner.

Il avait ensuite voyager jusqu’à l’empire, gagnant la ville fortifiée d’Hurnamène. Là il avait dépenser ses pièces en fille et boisson, avant de se faire jeter de tout les établissements pour dette non payé. Il avait commencer à tuer des passants nocturnes et les piller pour se refaire, puis avait été engagé comme assassin par un riche trafiquant, cela lui avait permit de prendre une chambre à plein temps et goûté à nouveau aux plaisir de la chaire. Mais lorsque son employeur eut des problèmes, Galnar parti avant que ça dégénère, profitant pour voler son ex-maître au passage.

Voyageant avec ce qu’il avait récolté, traqué par les hommes que son ancien maître avait envoyer à sa poursuite, il avait fini par taper à la porte de la caserne de la première ville qui venait, et s’était engagé dans l’armée, espérant trouver là une sécurité.

Asocial de nature il n’avait pas d’amis dans l’armée, mai il aimait se battre et tuer. Il aimait la mort, il s’imaginait jouer avec elle, lui parlant parfois quand il était seul.

- Les hommes sont fatigué sergent .
Galnar revint au présent, il regarda son second, un beau jeune homme, élancé et chaleureux, il était populaire dans la Troisième Armée et encore plus parmi les femmes. Galnar le détestait.
- Qu’ils désertent. ( Il sentit son second se raidir, il attendit quelques secondes pour voir si il oserai dire ce qu’il pensait, mais il se retint.) Nous repartons dans 5 minutes.
- … bien sergent
Après un bref salut militaire le second alla parler avec les hommes, et Galnar devina les insultes qui fusaient à son égard, il sourit.

Les 60 cavaliers de l’armée impériale repartirent à travers les plaines, Galnar les mena vers un haut plateau d’où ils pourraient observer au loin les mouvement orcs, ils installèrent le camp ici.

Les plaines s’étendaient à pertes de vue, on apercevait au loin la noirceur du pays des orcs et à l’ouest la chaîne de montagne de Kalron. Galnar nota dans cette direction à un kilomètre des grottes où ils pourraient se cacher. Il était inquiet, plus que d’habitude et il ne savait pas pourquoi.

Ne réussissant pas à dormir il se leva et pissa contre un arbre, une sentinelle le salua d’un bref hochement de tête. Il pleuvait assez fort, un orage se préparait, mais la pluie ne dérangeait pas le sergent.

Les chevaux étaient nerveux, Galnar alla rassurer le sien en lui murmurant dans l’oreille. Il aimait les chevaux, bien plus que les hommes, et les chevaux l’aimaient bien.
Son cheval se calma quelque peu, il alla s’asseoir à coté du feu mourant, s’abandonnant à ses pensées.

Il laissa traîner son regard vers les arbres qu’ils l’entouraient, un écureuil surgit furtivement, tentant de transporter deux noix dans ses petites pattes. Il dut se rendre à l’évidence que son fardeau était au moins deux fois trop important, laissant tomber l’une des deux, il disparu dans les bois, se jurant probablement de venir rechercher sa précieuse cargaison. Galnar se leva pour se saisir la noix. Mais il s’arrêta, la noix semblait bouger d’elle même, elle se déplaçait par petit bond, presque imperceptible à l’œil nu.

Le sergent lança un regard en direction de la sentinelle, celle ci regardait les montagnes, il plaça alors son oreille contre le sol. Pendant un moment il ne perçut aucun bruit, mais après quelques secondes, il entendit comme un léger martèlement, irrégulier mais de plus en plus pressant au fur et à mesure qu’il écoutait. Cela lui rappelait le bruit de son enfance des troupeaux de taureau du père Margname qui traversait les prés.

Le Père Margname était un riche propriétaire, il possédait une dizaine de pré, dont un à coté de l’exploitation de son père, et il y faisait passer parfois ses troupeaux de plusieurs dizaine de taureaux, alors Galnar le voyait venir bien avant rien qu’au bruit que cela faisait sur les rocher quand on y collait l’oreille.

Galnar se releva, les orcs qu’ils avaient massacré se déplaçait par trente, et jamais trente orcs ne ferait bouger ainsi cette noix, il alla se plaquer contre un rocher, s’allongeant dans la boue. Cette fois ci la sentinelle, que la pluie semblait fortement incommodé, se redressa pour voir ce que faisait son sergent.

Quand l’oreille de Galnar toucha la pierre, son sang ne fit qu’un tour. Le martèlement équivalait à cent fois celui des troupeaux du père Margname. Il se releva et courut au point d’observation. Il tenta de discerner ce qui se passait dans la vallée à travers la pluie. La sentinelle le rejoignit.

Galnar cru distinguer quelque chose, il plissa les yeux et vit une grande silhouette de plusieurs mètre de haut bouger dans la vallée, mais la lune était dissimulé par des nuages et il ne put en voir plus.
- Réveil les hommes.
- … mais sergent…
Galnar laissa couler la fatigue dans sa voix.
- réveil les ou je te coupe un bras et je te tue en te tapant dessus avec.
La sentinelle dissimula un juron et partit rapidement réveiller ses camarades.

Les 60 hommes, après avoir pester contre leur supérieur, le rejoignirent aux bords du plateau. Le second du sergent attacha son baudrier.
- Que se passe-t-il sergent ?
- Observe la plaine.
Les hommes regardèrent la plaine une bonne minute, mais à travers la pluie, rien ne semblait anormal.
Les hommes s’impatientaient.
- c’est un foutu exercice sergent ?
- Qu’est ce que ça veut dire ?
Galnar n’arrivait plus à se concentrer, les hommes grommelaient de plus belle.
- Fermer vos gueules enfant de putin !!
Le silence se fit. Mais il fut remplacer petit à petit par un son régulier, plusieurs même, des sons de tambours. Une partie des soldats sursautèrent quand le tonnerre gronda.

Certains commencèrent à reculer pour rejoindre leur camp, quand un éclair déchira le ciel et éclaira les plaines. Les 60 hommes se figèrent de peur. L’estomac de Galnar sembla se retourner.

Les plaines bougeaient d’elle même. Des orcs. Des orcs partout, à pertes de vue, des dizaines de milliers. Des Mastrodons marchaient au milieux d’eux, ainsi que des trolls. Des milliers de gobelins couraient entre leur jambes. Des grands, des petits, armés de toutes les manières possibles, on aurait cru à une gigantesque mer en mouvement

Ils avaient commencer à contourner le plateau où ils se trouvaient.
La lumière se dissipa mais les hommes restèrent immobiles dans la pénombre.

Galnar se reprit le premier, et réfléchit à toute vitesse. Les orcs avaient forcément vu leur feu, une troupe devait venir à leur rencontre à l’instant. Si il voulait fuir il ne pouvait le faire avec tout ces cavaliers, il avait été traqué et savait aller en discrétion, mais pas avec ces hommes. Il pourrai se diriger vers ces grottes à un kilomètre d’ici, puis s’enfoncer un peu dans les montagnes.
Son second vint à ses côtés.
-… sergent… que… que faisons nous ?
- prend la moitié des troupes et va surveiller les chemins d’accès
Le soldat acquiesça et partit quérir une trentaine d’homme. Ceux qui restèrent ne voulais plus quitter Galnar, ils obéissaient aux moindre de ses gestes. Le sergent sourit intérieurement, ils le détestaient tous, mais voilà qu’ils faisaient dans leurs frocs et que maintenant, il était devenu leur chef bienveillant.

Mais Galanr n’était pas rassurer non plus, il n’avais jamais entendu parler d’une telle force militaire, il ne craignait pas pour l’Empire non, celui la pouvait bien aller crevé en enfer, mais il ne voulait pas mourir. Il avait 28 ans, et bien qu’il n’aimait pas grand chose dans la vie, il ne voulait pas la quitter de suite.

Il en envoya surveiller les plaines, ces derniers étant trop perturbé pour comprendre l’illogisme de cet ordre. Les autres étaient trop nerveux pour penser clairement, ils allaient et venaient, se convainquant que ce qu’ils avait vu était faux..

Galnar prit une torche et réussi à s’éloigner des soldats restants. Il monta sur son cheval, un des hommes le vit et l’interpella. Galnar n’y prêta pas attention. Il hurla de toute ses forces, et agita sa torche en l’air, les chevaux déjà rendu nerveux par la présence des orcs, cédèrent à la panique et partirent dans tout les sens. Il du se battre quelques instants pour calmer sa monture.

Les hommes accourraient en criant, certains tentèrent vainement de rattraper leurs chevaux Mais leurs sergent partit au galop, sans se retourner, abandonnant ses hommes à une mort certaine…

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Dernière édition par le Ven 15 Sep à 18:30, édité 1 fois
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MessageSujet: 8   Ven 15 Sep à 5:34

Umpériane était le joyau de l’humanité. La plus grande ville humaine qui soit, loin devant la capitale de Carnicie. Tout les humains connaissaient son existence, partout on parlait de sa magnificence, de ses tours innombrables, des écoles de magie, des grands jardins suspendus, elle était le reflet de la toute puissance de l’Empire . Comptant plus de 300 000 habitants elle était également la demeure de l’Empereur et s’étendait sur des kilomètres et des kilomètres.

On la nommait également la ville aux mille tours. En effet tout autour de la cité impériale, cité de 4000 personnes au cœur de la ville où vit la haute aristocratie, ainsi que l’empereur et les personnes les plus importantes de la ville, s’élèvent de toute part de grande tour, certaines appartenant à des magiciens ou a de riches bourgeois, d’autre étant des bâtiments administratifs, on pouvait voir dans le ciel d’Umpériane plus de 250 tours rien qu’en centre ville. C’est ainsi que les gens marquait leur importance, plus la tour était grande et plus son propriétaire était important dans l’Empire, la Tour impériale au cœur du palais mesurait 300 mètre de haut..

La ville était pleine de vie sans arrêt, la journée, les nombreux marchés, spectacles et fêtes foraines s’animaient aux rythmes des milliers de passants qui arpentaient les pavées de la cité.

La nuit, c’est une toute autre population qui remplaçait celle de la journée, c’était le temps des taverne bondé, des rixes de rues, des guerre entre guildes, des assassins, des voleurs et des amants.


Jarone appartenait ce soir à moins aux deux dernières catégories, il était accroupit contre une des larges colonnes d’un des couloirs du palais impérial. Et il était sur de mourir ce soir.

Jarone était un beau garçon de 18 ans, fils unique d’une famille bourgeoise de la ville, il avait hérité des cheveux noires nippons de sa mère, et du visage carré et bien taillé de son père, son regard verts perçants… il ne savait pas vraiment d’où il le tenait. Elevé dans les hautes sphères de la société, il avait brillamment passer l’année dernière les examens finaux de l’académie militaire impériale.

Aimé de tous pour sa bonne humeur et son charisme, il était ami avec le fils de l’empereur ainsi que son cousin, il avait passer cette année a sortir, boire et profiter des nombreuses ressources financières que lui procurait son rang, à vrai dire il savait qu’il ne partirai jamais à la guerre, les jeunes hommes comme lui allaient à l’académie militaire pour être des dirigeants de hautes importance, apprendre l’histoire et les lettres, mais ces gens là n’allaient pas à la guerre, et la dernière guerre datait d’il y a 200 ans contre la Carnicie.

Ce fut la plus belle année de sa vie, les filles tombaient toutes sous son charme, ils sortaient avec la famille impériale et étendaient partout son réseau de relation, ses parents étaient fier de lui. Il avait fait les 400 coups avec son meilleur ami : Lépane, un jeune diplômé blond comme le blé. Ils avaient été loin tout les deux, mais à chaque fois la fortune de leurs parents arrangeait tout . Ce fut une très belle année.

Mais Jarone ne pensait pas du tout à cette année , il était terrorisé à l’idée de mourir. Comment avait il pu être aussi bête ? Il aimait les femmes ça oui, et il avait conquis nombre de beauté du palais, mais il ne savait s’arrêter, il était aller courtiser la future femme du neveu de l’empereur : Mirae, au départ pour s’amuser, mais elle ne l’avait point repousser. Aussi s’était-il laisser prendre au jeu.

Elle était belle, souriante et chaleureuse, son corps pouvait vous hanter toute une nuit, son sourire vous remplir la journée, elle respirait la fraîcheur et attirait nombre de regard au palais. Promise au neveu du roi, Jarone l’avait vu pour la première fois à une soirée de son amis, il était aussitôt tombée sous le charme, se jurant de ne jamais connaître d’autre femme .

Et quand elle lui avait donner rendez vous ce soir là, il y était aller la joie au cœur. Tout aurait pu être parfait et cela l’avait été, durant de longues minutes langoureuses. Jarone n’avait jamais connu une telle extase, Mirae était vraiment une femme magnifique, la plus belle qu’il eut l’occasion de voir, ses boucles blondes, ses yeux verts pétillants, ses seins ronds et fermes, sa toison douce et parfumée. Ce fut là des moments merveilleux. Jarone fut à ce moment persuadé qu’il tenait dans ses bras la femme de sa vie.

Elle même se laissait aller, dans des gémissement et des rires, elle semblait jouer en faisant l’amour. Elle avait crié sur la fin, englobant la tête de Jarone de son haleine fraîche et légère.

Jarone s’était retiré d’elle heureux comme jamais il ne l’avais été. Mais, alors qu’ils étaient tout deux étendu nu, sur le lit de soie rouge, riant pour tout et rien en se caressant tendrement, un serviteur alerté était venu frapper à la porte. Jarone ne comprenant pas de suite ce qui se passait, se rendit compte dans quel situation il se trouvait et quels en était les conséquences.

Il sauta du lit pour revêtir ses vêtements. Mirae riait en le voyant maladroitement mettre sa chemise à l’envers, une rire si franc et mélodieux que l’espace d’un instant Jarone oublia la gravité de la situation.

Mais le serviteur ouvrit la porte au moment où Jarone finissait de se rhabiller. Le temps sembla se suspendre un moment. Le serviteur regarda la scène puis croisa le regard du jeune homme.
- Gardes !! Gardes !! Un intrus dans la chambre de madame !!!
Jarone étouffa un juron et se précipité sur la porte. Le serviteur tenta de l’en empêcher, mais le jeune homme était dans la force de l’âge et bien entraîné, il rentra dans le serviteur et l’expulsa 2 mètre plus loin. Il dévala les escaliers et s’enfonça dans le dédale de couloir du palais sous les rires lointains de la douce Mirae.

Il faillit croiser à trois reprises des escouades de gardes impériaux, il y en avait de plus en plus et Jarone ne savais plus quoi faire, des larmes venaient à ses yeux..

Il s’était caché ici dans un couloir isolé, mais savait que ce n’était plus qu’une question de temps. Il était aller trop loin, il risquait la prison pour cela, ou pire…Il se rappela les exécutions auxquels il assistait avec ses amis, riant presque de la souffrance des condamnés.

Il adressa vite une prière au Seigneur, mais jamais une de ses prières n’avait sonner aussi fausse. Et comment Rhânas pourrait lui pardonner cela, si il mourrait il irai tout droit en enfer, Rhânas ne supportait pas ce genre de pêchés.
Comment allait-il s’en sortir ?
Il sentait comme un poids sur sa cage thoracique, l’empêchant de respirer. Des frissons lui parcourait tout le corps, il sentit une chaleur humide courir le long de ses cuisses…





L’Empereur se tenait assis sur son trône d’or, il restait stoïque malgré la situation. Agé de 56 ans, il dirigeait l’empire depuis 38 ans. Grand et fin, il représentait l’aristocratie dans toute sa splendeur : vêtu de ses habits impérial, il inspirait la puissance. Son règne avait jusque là été exemplaire. A vrai dire, il n’y eut point de conflit important, il avait passer sa vie à régler les affaires internes de sa cité, écrasant les quelques détracteurs politiques par des mesures populaires fournit par l’économie florissantes de l’empire, l’empereur Fîmore quatrième du nom avait eut un règne calme et paisible.

Jusqu’à la semaine dernière, où un messager venant du nord venait détruire en quelques phrase la plénitude totale dans laquelle l’empereur comptait bien finir ses jours. Les nouvelles étaient graves, très graves, sûrement le plus graves qu’un membre de sa lignée impérial ait eut à entendre.

Une immense armée d’orcs venaient du nord. Déferlant sur ses terres, ils avaient semble-t-il raser la grande cité de Parane en une nuit de siège et massacrer tout ce qui n’était pas orc dans la région. Des colonnes de milliers de réfugiés arpentaient les routes, laissant derrière eux les tas de cendres qu’était avant leurs villes et leurs villages

La panique s’était instaurer à la cour, des armées étaient dépêchées vers le nord, et tout l’administration impérial se concentrait désormais sur cette nouvelle menace. Fini le règne serein pour l’empereur. Il avait fait convoquer un émissaire des elfes de la forêt, pour que ceux-ci leur viennent en aide, en réalité, si les rapports étaient exact, il ne voyait pas comment arrêter les orcs même avec leur aide.

Il avait penser à faire quérir la Carnicie, mais les deux royaume était dans ce que certains appellent une guerre sans arme, et même si il réussissait à convaincre ces derniers de la menace des orcs, La Carnicie les laisserai seul face à l’ennemi. Par arrogance, estimant que eux pourrait arrêter les orcs, et surtout parce qu’ils souhaitent plus que tout la destruction de l’Empire.

Il savait les nains protégé dans leur grandes forteresses, ces derniers n’avaient aucune raison d’intervenir. Les elfes de la forêt peuplaient nombre des forêt de l’empire, aussi Fîmore avait fait venir cet émissaire afin de lui proposer une alliance elfe-humaine pour lutter contre cette extraordinaire menace.

Il y avait dans la salle du trône, en plus de l’empereur, 4 gardes impériales et le conseil impérial en entier, avec ses conseillers politiques, économiques, militaire, de magie et autres.

L’émissaire elfe était une émissaire, vêtu des habits verts de son peuple, elle était blonde aux yeux bleus froid, deux gardes de la forêt se tenaient droit 3 mètres derrières elle avec une exactitude remarquable. Ils étaient beaux, plus que la moyenne humaine, mais pas autant que leurs cousins immortels : les elfes blancs. Cependant ils se comportaient avec au moins autant d’arrogance.
- Non, nous refusons.
Les humains dans la salle du trône furent surpris par la réponse de l’elfe. Cela se sentit dans la voix de l’empereur.
- non ?
- non
- mais… vous êtes autant en danger que nous…
- non, les orcs ne pourront pas pénétrer dans nos forêts.
Des murmures montèrent de partout dans la salle. L’empereur ne s’attendait pas à une telle froideur et une telle hostilité. A vrai dire il n’avait jamais fait face à une telle situation, et se rendait compte maintenant qu’il ne savais pas y faire face.
- vous ne pouvez pas nous abandonner, nous avons besoin de vous.
Elle sourit, un sourire froid, sans humour.
- Nous ne vous avons jamais soutenu.. ( elle marqua une pause, laissant volontairement paraître son mécontentement) Voilà un millénaire que vous ne vous comportez comme des animaux. Vous débarquer ici, vous reproduisant à grande vitesse, et vous prenez possession des terres qui avant vous était sereine et pleine de magie. Vous construisez de grandes cités de pierre, vous inventez un dieu et déclarer ces terres comme votre royaumes. A aucun moment vous ne vous êtes demandé si vous pouviez faire tout ça, si cela ne dérangeait pas, et alors que votre puissance croissait vous vous êtes fait la guerre, puisant toujours plus la magie du sol. Pauvres imbéciles ! voilà que vous demandez « humblement » notre aide. Mais pour qui vous prenez vous ? Vous penser maîtriser la magie en utilisant ingrédient et incantation : enfantillage ! (elle fit un mouvement de balayage de la main) vous penser connaître vos ennemis, vous ne savez rien des orcs, vous voulez de l’aide la voici : ce que vous affrontez on l’appellent chez nous la Horde. Un chef orc, plus puissant que les autres, réunit les tribus une à une et c’est tout un peuple qu’il a sous ses ordres, nous savions que cela allait arriver depuis 10 ans, quand ce chef a prit de l’importance, pendant que vous autres vous prélasser dans votre ignorance ! que penser vous avoir de plus qu’eux ? Vous nous mépriser nous autres depuis des années et maintenant chérissez notre aide. Entre les orcs et vous nous ne faisons aucune différence, que l’un écrase l’autre ne nous intéresse pas. Ainsi parle la forêt !

Les mots avaient été prononcés lentement, avec colère. La salle était bouche bée. L’elfe tourna les talons, et sortit de la salle, ses deux gardes du corps sur les talons.

Le silence perdura encore quelque minutes dans la salle. L’empereur était affaissé sur son trône. Il leva lentement la main :
- sortez… tous.

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MessageSujet: 8   Ven 15 Sep à 5:37

Jarone entendit des bruits de pas dans le couloir, des bruit lourds, une armure. Il risqua un coup d’œil et retint son souffle. Il y avait là deux soldats impériaux dans leur armure orange et noire et leurs capes noires, ils encadraient une homme dans la quarantaine, grand, large d’épaule, les cheveux noir grisonnant, un regard noir toujours alerte. Il revêtait une lourde armure intégrales aux mêmes couleurs impériales, excepté la cape d’un blanc pure. Tout le monde connaissait cet homme dans le palais et dans une grande partie de la ville. Son père avait appris à Jarone à mépriser cet homme, mais à le respecter officiellement. Il s’agissait de Panome, capitaine de la garde impérial, et bien d’autre fonction qui était tenu secrètes.

La bourgeoisie méprisait cet homme, le regardant toujours de haut. Le capitaine n’était presque jamais invité aux réceptions et était évité, on ne lui parlait qu’en cas d’extrême nécessité. Il était en effet issu de la classe populaire, son père, ancien charpentier, grand général de l’armée avait été remercier en ayant le droit d’intégrer son fils dans l’académie militaire impérial. Ce dernier avait brillamment passer les examens, pour la plus grande colère de la bourgeoisie. Ses fait d’arme avait ensuite pousser l’empereur à lui donner ce poste de capitaine. Officieusement cela permettait entre autre d’éviter le plus possible les corruptions et autres, car une qualité que tous s’accordaient à reconnaître, c’était la loyauté sans faille de Panome.

Le capitaine de la garde ! Alors on en était déjà là. Oh comme Jarone avait peur.

Les pensées fusèrent dans sa tête, allant de Mirae qui gémissait sous lui, à tout les bons moments de cette année, puis la tête de son père en apprenant cela, enfin il finit sur la vision macabre du peloton d’exécution. La panique le gagna, il devait fuir.

Il se redressa et parti en flèche dans le couloir.
Aussitôt Panome réagit, faisant signe aux gardes de rester là, il se mit à poursuivre Jarone :
- hé ! mon garçon !

Mais Jarone n’avait plus qu’une idée en tête, fuir, le plus loin possible. Il allait de couloir en couloir, cette partie du palais était presque toujours vide. Il devait chercher une pièce où se cacher. Il tourna à gauche, encore puis a droite, monta les trois marches d’escaliers et retourna à gauche… et tomba sur le neveu du roi : Darik. Armé d’une épée bâtarde et accompagné de 4 gardes royaux, il était encore dans ses habits de nuit, et fou de rage :
- Traitre ! Je….. Je fait t’étriper !!
Même avec une épée à la main et sans les gardes, Jarone savait que c’était exacte, Darik était le meilleur épéiste de son age, loin devant les autres, rapide et précis, il se comportait à l’entraînement comme une véritable machine à tuer. Il avait même envoyer trois serviteur à la morgue lors de ses entraînements. Et à ce moment précis, Darik n’avait qu’une envie, tuer Jarone.

Le jeune fugitif repartit dans l’autre sens. Courant aussi vite qu’il pouvait, il sentait Darik sur ses pas et vit au loin Panome venir sur lui, il défonça la porte à sa droite et pénétra dans une vieille chambre poussiéreuse, probablement une chambre d’invité de classe inférieur.
Il se retourna, Darik était sur le seuil de la porte, ses yeux trahissait la folie.
- Comment as-tu oser !!
- Darik… je…
- Silence tu es un homme mort !!
L’épéiste s’élança, Jarone remercia que son ancien ami soit fou de rage, sans cela il n’aurait pu esquiver le coup rendu maladroit par la colère que venait de lui porter Darik. Il s’enfuie sur le balcon et s’arrêta net, il était à 100 mètres de hauteur, à contempler l’océan de lumière qui s’étendait devant lui. Il entendit le neveu du roi hurler derrière lui, d’instinct il se jeta à terre et roula de l’autre coté du balcon. La lame de son ancien ami le frôla dans son mouvement.

Les deux jeunes hommes se faisaient face. Le balcon était étroit, Jarone n’avait aucune chance, il allait mourir, ses yeux étaient lourd de larme. Les lumières de la ville éclairait leurs visages, l'un trahissant la terreur, l'autre la rage. A cet hauteur le vent était fort et faisait voler les cheveux mi-longs de Jarone sur son visage.

Il pensa un moment se jeter à genou et supplier qu’on l’épargne, mais son honneur… au diable l’honneur ! Il se jeta à genou, mais Darik le cueilli avec un violent uppercut, puis enchaîna avec un coup de pommeau sur le front.

Jarone se retrouva avachi contre la rambarde en pierre du balcon, le sang coulait sur ses yeux, il voyait néanmoins Darik lever son épée pour porter le coup final.
- Salopard !! tu n’avait pas le droit !!

La lame s’abattit, Jarone ferma les yeux en gémissant… et entendit le bruit de deux lame qui s’entrechoquent.

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MessageSujet: 10   Lun 18 Sep à 1:28

Darik écarquilla les yeux de surprise, il releva la tête et croisa le regard franc et chaleureux de Panome.
- Il suffit mon garçon, ce jeune homme doit être jugé….
- Mon garçon ? Je suis le neveu du roi et je….. écarte toi de mon chemin !
Panome ramena son épée contre lui, la lame contre le front, et raffermit sa prise dessus. Le crissement des gantelets métalliques sur la garde de l’épée du capitaine fit passer le goût de la rage dans la bouche du jeune épéiste. Sa voix était tremblante.
- je….. je suis le .. neveux du roi.
- Non tu es juste une jeune homme inexpérimenté avec une épée dans les mains et qui s’apprête à faire une bêtise. Range cette épée nous n’avons pas à nous battre.
- Inex… je suis le meilleur épéiste de l’académie de cette ville ! ( le sang du jeune homme bouillonna à nouveaux )
- Et moi je suis le meilleur épéiste de cette ville, inutile d’aller plus loin, ce jeune homme sera juger par l’empereur et toi tu n’aura pas à être juger pour meurtre.

Jarone essuya d’un revers de main le sang qui coulait sur ses yeux, Panome se tenait droit devant lui, faisant face à Darik. Il put voir le visage de ce dernier éclairé par les innombrables lumières de la ville. Son ancien ami était furieux, il serrai fort son arme, suffisamment pour que sa main en deviennent rouge-violet. Il n’avait jamais considéré les talents martiaux de Panome, c’est une « classe inférieur », on n’as pas à le considéré. Sauf que cette « classe inférieur » venait de lui sauver la vie. Et il ne pouvait oublier ça.

Les deux guerriers se fixait dans les yeux. Jarone savait à quel point Darik était bon bretteur ; le meilleur qu’il ait jamais vu. Il avait remporté le sabre d’or 5 ans de suite. Il ets possible à battre : trop rapide, trop puissant…
Mais le capitaine se tenait droit devant lui et ne cillait pas. A ce moment Jarone oubliait tout ce qui faisait qu’il méprisait Panome. Car à ce moment précis, cet homme était tout ce qui le séparait de la mort.
Soudain, alors que de bruits de pas de courses se faisaient entendre du couloir, Darik poussa un cri de rage et passa à l’attaque, Panome réagit instantanément et vint bloquer la lame de son adversaire. Le jeune épéiste fit tourner son poignet et envoya ainsi un vicieux coup d’estoc qui aurait du finir dans le ventre du capitaine. Mais là encore les deux lames s’entrechoquèrent.
Alors Darik se lança dans une série d’attaque, se reculant, feintant, sautillant et plongeant, chacune étant ponctué d’un cri sauvage où il laissait couler sa rage. Mais à chaque fois la solide lame du capitaine venait en opposition. Au bout d’une minute de combat Darik se recula pour reprendre son souffle, l’homme en face de lui n’avait pas décoller les talons du sol, et n’avait pas de souffle à reprendre.

A la fois surpris et énervé d’être tenu ainsi en échec, il repassa à l’attaque en hurlant, frappant aussi fort qu’il pouvait oubliant la précision au passage. Mais c’était comme frapper contre un mur de pierre, rien ne passait.
Alors le hurlement de rage laissa place a un râle de douleur. Darik continuait à taper mollement en laissant couler les larmes qui lui montait aux yeux.
Panome le désarma d’un rapide coup de poignet, et mit sa main libre sur l’épaule du garçon en larme.
- mon garçon….
Le jeune homme s’adossa contre lui.
- tue moi.. tue moi !!!….. je l’aimais…….je l’aime…pourquoi ?…. pourquoi…… ( sa voix n’était plus qu’un murmure)
Panome garda le silence, laissant le jeune homme dans ses lamentations inaudible. Lorsque Jarone se redressa, le capitaine lui fit signe de rester à sa place.
Les gardes impériaux qui observaient la scène du seuil de la porte pénétrèrent dans la chambre et arrivèrent sur le balcon. Deux d’entre eux saisirent Jarone sans ménagement, qui se laissa faire mollement, tentant de se remémorer les évènements qui venaient de se produire.
Darik se retourna vers lui en larme :
- je l’aime, je l’aime !! tu n’avais pas le droit de faire ça ! je… je …..
Panome se plaça entre les deux garçons, face à Darik. Ce dernier s’adossa contre la rambarde en sanglotant, tête en arrière.

Jarone fut emmené droit dans une petite pièce du palais, en présence de deux gardes impériaux, la porte fut fermé à clé.

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MessageSujet: 12   Mer 20 Sep à 1:05

Voilà trois semaines que la poursuite avait commencé. Ils étaient parti de la cité indépendante d’Horlite et avaient franchi la chaîne de montagne naine par le col de Skarh. A deux reprises ils avaient faillit perdre la trace des elfes noires, mais le chasseur elfique Elgorne était doué, Milénia le connaissait bien et avait spécifiquement requis sa présence pour cette mission.

L’Enchanteresse avait également pris avec elle deux gardiens du phénix et engagé un trappeur de la région humain pour rattraper ses ennemis jurés.
La traque touchait à sa fin. Les elfes noirs étaient dans le bois, dissimulé à 20 mètres devant eux. Milénia connaissait précisément leur position, elle avait invoqué un globe de vision et ainsi avait put distinguer les 2 arbalétriers ,les 4 guerriers noirs et le sorcier noir. Ils étaient dans les arbres et sous les buissons, le sorcier noir était couvert d’une aura d’invisibilité, aisément détectable par la magie elfe blanche.

Elghorne s’avança en premier et, après avoir estimer les angles de tir des arbalétriers noirs, désigna aux trois autres elfes les positions qu’ils devaient prendre. Tout ceci en langage de signe elfe blanc. Les deux gardiens du phénix avancèrent, leur armure acier et or étincelaient sous le soleil.
D’un mot de pouvoir, Milénia invoqua un sort de discrétion lumineuse, les armures prirent une teinte grise terne qui tourna au vert lorsqu’il pénétrèrent dans la forêt.
L’Enchanteresse se tourna vers le trappeur à la lisière de la forêt. Elle parlait l’humain à la perfection.
- Cette guerre te dépasse, reste ici.
Le vieil homme acquiesça, et regarda les elfes rentrer dans les bois avec une fascination presque infantile.

Milénia et les siens restèrent en place 10 bonnes minutes. La tension était presque palpable, les deux camps se jaugeaient en silence, chacun savait que l’affrontement était imminent, tous se l’imaginait, et tous ressentait un minimum de peur : le camp perdant sera totalement exterminé.

L’Enchanteresse fit signe à ses compère que c’était le moment et en une poignée de seconde elle invoqua 10 illusions parfaites de guerriers elfes blancs de toute sortes dans la forêt.
Ce n’était pas des illusions magiques humaines où un œil expérimenté pouvait déceler la différence entre un pantin illusoire désarticulé et une vrai personne. Non ces illusions là sortaient de derrière les arbres, encochaient des flèches, déchaînaient des épées et semblaient plus que réelles.
Et les elfes noires réagirent aussitôt, 2 carreaux d’arbalètes partirent, les guerriers sortirent de leur cachette et chargèrent les illusions. Une jâle noir fut lâcher par le sorcier et passa à travers l’illusion, comme les carreaux.

Milénia invoqua 10 nouveaux guerriers en courant alors que les véritables elfes blancs fondaient sur leurs frères noirs qui tentaient de distinguer le vrai du faux. Le sorcier noir s’acharnait à désinvoquer les illusions une par une. Ses mots de pouvoir étaient empreint de colère.
Le chasseur elfique se débarrassa d’un arbalétrier et les gardiens du phénix recouvrirent leur lame du sang de deux guerriers noirs.
Voyant cela, le sorcier elfe noir envoya une jale de feu sur Elghorne. Milénia perdit la concentration qui maintenaient les illusions en mouvement pour envoyer une jâle de glace sur la trajectoire du projectile enflammé.
Les deux éléments s’opposant dans l’Ordre Magique, les deux sort s’annulèrent.

Mais les illusions disparurent du même coup. Les 8 protagonistes restèrent une seconde à se regarder, immobiles. La scène semblait figé dans le temps.

Puis les deux guerriers noirs se jetèrent sur les gardiens, l’archer et l’arbalétrier s’appliquèrent à encocher leurs projectiles de mort et les deux magicien se firent face . Trois mètres les séparaient.
Il s’agissait là de deux grande et puissantes magie qui s’opposaient radicalement, deux peuples ennemi depuis des millénaires : les magiciens se fixèrent un instant, la haine les envahis et l’on pouvait voir l’air vibrer de magie entre eux deux.

Les deux guerriers noirs chargèrent un même gardien. Ce dernier les attendit de pied ferme, confiant de sa technique martial légendaire. Il trancha net le bras armé de celui sur sa gauche, sauta en l’air et, dans un agile mouvement rotatif, propulsa en arrière son second adversaire d’un violent coup de pied dans le tronc. L’autre gardien du phénix inversa la prise sur son épée pendant qu’il bondissait au dessus du guerrier tombant, et l’empala au niveau du cœur. Sa lame pénétra d’une vingtaine de centimètre dans la terre en dessous de l’elfe noir, ce dernier mourut dans un long gargouillis, son sang sortant à flot de sa bouche.
Mais l’elfe noir encore vivant tendit son unique bras et décocha un carreau de sa mini-arbalète dans le cou du gardien qui l’avait amputé. Celui-ci se précipita pour le décapiter.

Elghorne fut plus rapide que son adversaire et tira sa flèche alors que l’elfe noir avait son doigt sur la détente de son arbalète. La flèche transperça la tête de part en part.
Le chasseur elfqiue put alors voir le gardien du phénix retirer le dard enduit de poison de son cou et s’écrouler au sol, mourant avant de l’avoir toucher.

Le sorcier noir entama le combat par deux mots de pouvoir : il projeta sa main droite en avant pour expédier une jâle de feu, la gauche suivait immédiatement après, envoyant un dard empoisonné. L’Enchanteresse invoqua une jâle de glace tout en tournant sur elle-même. Elle esquiva ainsi le dard et désintégra la jâle. Elle contre-attaqua en invoquant un filer de prison sur le sorcier. Ce dernier sauva sa vie en réduisant sa propre taille au dixième, le filet mortel se referma ainsi dans le vide. Il sauta hors du piège mortel et repris sa forme normal, juste à temps pour intercepter le rayon d’énergie blanc qui émanait des deux mains jointes de l’elfe blanc. Il invoqua lui même un jet d’énergie noir pour stopper le rayon mortel.
Mais il recula d’un mètre sous le choc, ses talons ratissant le sol. Les deux magiciens étaient ainsi joint par un long rayon d’énergie, blanc sur 4 mètre et noir sur le dernier. Le point de contact grossissait, un mini vortex magique apparut et des éclairs blancs et noirs s’en échappèrent. Un arbre fut ainsi coupé en deux et le sol autour devint noir brûlé.
Milénia récita une litanie de pouvoir elfe blanc afin de canaliser plus de puissance à faire jaillir de ses mains. Le sorcier elfe noir recula à nouveau sous le choc, le vortex se rapprochait de lui. Et malgré tout ses efforts, il ne pourrait pas échapper à la mort atroce qui l’attendait si il ne faisait rien.
Aussi utilisa-t-il ses dernières forces pour se téléporter juste derrière l’Enchanteresse et invoquer une jâle de feu dans son dos. Mais Milènia, en position de force, avait anticipé la tentative désespéré de son adversaire : au moment où l’elfe noir apparut dans son dos, elle finissait ses invocations et se téléporta deux mètre en arrière, juste derrière le sorcier. La jâle de glace partit de sa main et atteignit son adversaire dans le bas du dos. Ce dernier se raidit aussitôt, son corps se cristallisa en quelques secondes.

L’Enchanteresse partit vérifié la mort du gardien et clama d’une voix empli de tristesse :
- il te sera rendu hommage grand guerrier.
Puis, alors que le gardien et le chasseur, encore essoufflé par leur combat,
Soulevèrent leur compagnon pour lui offrir une sépulture dans un lieu plus approprié, l’Enchanteresse revint au sorcier noir. Elle saisit le pendentif qu’il avait au cou, une pierre rouge et noir de la taille d’un pouce qui pendait au bout d’une chaîne en or, et le mit autour du sien.
Elle jeta un dernier regard à l’elfe noir, elle voyait dans ses yeux qu’il luttait de toute ses forces pour rester en vie. Elle se retourna et rejoignit ses compagnons.
- rentrons chez nous.

Les trois elfes blancs marchèrent en direction du vieux trappeur qui les attendait à la lisière du petit bois.
Avant de le rejoindre Milénia désigna du doigt un caillou gros comme le poing et, d’un mot de pouvoir, le propulsa par télépathie vers le sorcier noir. La pierre atteignit violemment la silhouette immobile. Des fissures apparurent un peu partout sur le corps de l’elfe noir dont les yeux trahissait une immense terreur.
Il explosa en des milliers de fragments.
Milènia et ses compagnons quittèrent le petit bois.

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MessageSujet: 14   Ven 22 Sep à 1:22

Galnar avait l’impression qu’un troupeaux de taureau lui martelait le crâne. Il ouvrit lentement les yeux. Il était apparemment allongé sur un lit, dans une maison en pierre sommairement meublé. Il y avait quelqu’un dans la pièce, mais quand le sergent voulut tourner la tête une vive douleur au cou lui fit comprendre que l’idée était violemment refusé par son corps.

La personne présente lui fit boire un liquide chaud et mauvais, son mal de crâne passa presque aussitôt. Ce qui lui permit de prendre totalement conscience des violentes douleurs qui émanaient à la fois de son dos et de ses jambes. C’était comme ne plus avoir de peau, comme si son corps était ouvert à vif. Il voulut gémir mais la douleur était si grande qu’il ne put émettre de son..
Si il avait eut la force de parler il aurait supplier qu’on l’achève. Mais le propriétaire de la main qui épongeait son front ne semblait pas vouloir lui rendre ce service. Il entendit une voix douce et lointaine :
- reposez vous, vous aller guérir….
La douleur était trop intense pour entendre ce qui suivait, les ténèbres couvrirent son esprit.

Le sergent se réveilla à nouveaux, l’inconnu n’était plus là, et la douleur était supportable, il donc tenta de se relever… supportable mais encore bien présente, il se rallongea dans un long gémissement.

Il chercha alors à comprendre pourquoi il était là. Les orcs… la horde, il avait fuit à cheval et gagné les montagnes. Une troupe d’orc l’avait suivit, il avait alors laisser son cheval et avait escalader. Les orcs avaient arrêter la poursuite. Il avait voyager deux jours, toujours plus haut. Il se rappel d’un précipice…. Et merde ! Il s’était blesser en tombant d’un précipice ! Il voulait pas mourir juste en faisant une chute, autant affronter la horde.
Il se calma et essaya de trouver où il pouvait bien être. Il avait chuter et perdu conscience. On avait du le trouver, dans cette région…. Il y avait plusieurs villages perché dans les montagnes, mais aucun où l’on aurait pu faire monter les pierre pour construire cette maison. Une ville donc, et qui n’a pas été rasé par les orcs… si seulement il savait depuis combien de temps il était là.

Il se remémora la carte qu’il avait vu à la bibliothèque avant de partir en mission. Il y avait bien la cité de Rotarne, une ville rempli de voyou où l’autorité était officieusement appliqué par une caste de ninja. Mais cette ville était assez loin. Il regarda autour de lui. Il y avait une croix sur le mur, la croix de Rhânas. Une croix, une maison en pierre, un crétin qui s’occupait d’un autre : il était dans un temple de Rhânas. Et comme le temple de Rotarne avait été brûlé, il se trouvait dans cette petite ville plus au sud.

La personne arriva, c’était un homme dans la quarantaine, chauve, un visage amicale et souriant. Sa toge blanche laissait deviner le ventre d’un bon vivant. Galnar le méprisa aussitôt.
- Ah vous êtes réveiller, je savais que vous survivrez, le frère Marl qui vit également ici en doutait, mais j’ai vu que vous étiez un dur.
Il sont deux.
- Vos blessures sont presque soigné, vous serait sur pied demain je pense, tenez je vous ai apporté à manger, rien de tel qu’un bon repas chaud après ce que vous avez enduré !
Et lui il parle trop.
- je vais vous aidé à manger ( le prêtre posa le plateau sur le lit et aida le guerrier à manger, galnar était mort de faim et ne se fit pas prier), il faut reprendre encore des forces, j’ai également recousu et laver vos vêtements, je les ait posé ici. J’ai longtemps prier pour que vous surviviez, quand je vous ai trouvé dans cette montagne j’ai bien cru que vous étiez mort, alors…
- Tu parles trop. Donne moi à boire.
- Je… bien sur tout de suite ( il lui versa à boire, trois fois de suite). Je m’excuse de vous harceler ainsi vous avez besoin de repos. Je prierai encore Rhânas ce soir pour vous avoir maintenu en vie.
L’homme était toujours souriant, une voix toujours amicale. Un faible.
- Laisse le en dehors de ça. Tu vit seul avec ce Marl ?
- ..oui… voilà 25 ans que nous tenions ce temple à deux. Frère Marl est plus âgé que moi il…
- peu importe, comment faite vous pour vivre ? ( Galnar connaissait la réponse mais l’homme était suffisamment bavard…)
- Oh… je vois que vous n’êtes pas un grand pratiquant, j’espère néanmoins que Rhânas vous gardera une place dans son royaume.
- Répond à la question.
- Euh… oui…. donc voilà… les temples de Rhânas sont financés après les dons qu’offrent ses adeptes, nous avons la chance dans cette ville d’avoir des adeptes très généreux. Le frère Marl garde ces biens dans un coffre dans sa chambre, c’est lui qui gère l’argent pour réparer le temple. Il est assez doué d’ailleurs pour…
- Tu a récupéré mes armes ?
- ….Vos… non hélas elles ont du se perdre lors de votre chute.
- Tu m’a trouvé il y a combien de temps ?
- 10 jours, j’ai du forcer votre organisme à boire, sinon vous vous seriez desséché et…
- je n’ai plus envie de parler, pars maintenant.
- Je… bien je vais vous laisser vous reposez, si vous avez le moindre problème n’hésiter pas à m’appeler, je suis juste à côté, je repasserai dans une heure voir si tout va bien.
Galnar ferma les yeux et tenta de retrouver son sommeil, il entendit le prêtre partir.

Le sergent se réveilla le soir pour manger et dormit jusqu’au petit matin.
Le prêtre le réveilla avec une bonne odeur de petit-déjeuner et s’en alla préparer le temple pour l’ouverture.

Galnar mangea tout ce qu’il y avait sur le plateau. Il se leva non sans douleur et enfila ses vêtements, le crétin avait fait du bon travail, ils étaient comme neuf.
Il partit ensuite en direction de la salle du temple. Elle était assez grande, et plutôt riche en décoration. Le prêtre s’affairait à ranger des parchemins en sifflotant une chanson populaire. Il n’avait pas le remarquer le sergent qui se déplaçait en silence.
Le guerrier repéra une autel de sacrifice en marbre blanc, un poignard sacrificiel était dessus. Une belle arme en argent avec un rubis rouge incrusté dans la garde.

Galnar s’en saisit et alla égorger le prêtre. Puis se dirigea vers les chambres modestes des deux religieux, il trouva l’autre prêtre dans sa chambre, ce dernier se leva et vit le poignard ensanglanté, il voulut crier mais le sergent lui planta sa lame dans le cœur à plusieurs reprises. Laissant tomber le corps mourant à terre, Galnar saisit le coffret, l’ouvrit et poussa un long soupir de désespoir. Tu parles d’une générosité ! Il y avait la à peine de quoi tenir un mois dans une auberge.
Il prit néanmoins les pièces. Le frère Marl gémissait de douleur, Galanr lui enfonca le poignard dans le crane pour que cela cesse, et essuya sa lame sur la toge blanche du religieux avant de quitter le temple.

Il réussit à voler un cheval à cet heure si matinal. Il dut néanmoins abattre l’écuyer pour cela. Puis il partit au galop en direction de Rotarne. Il y a tout ce qui faut là-bas pour se refaire.

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MessageSujet: 19   Lun 25 Sep à 0:09

La porte s’ouvrit et les deux gardes sortirent, pour laisser Jarone seul avec l’homme qui venait d’entrer.
La qualité et la texture des habits de ce dernier le désignait directement comme un noble. La longue cape qui tombait dans son dos portait les couleurs rouge et jaune de la maison Fenter. Il était grand et fin, son visage dur ne semblait pas taillé pour pouvoir sourire. Il avait les cheveux noir de jais et les yeux bleues clairs caractéristique de sa lignée.

Jarone leva la tête.
- père….
- silence !
L’homme vint s’asseoir en face de son fils.
- Te rend tu compte de ce que tu as fait ! ( Jaron baissa la tête) Tu peux aller courir toute les gueuses que tu veux si ça te chante, elle ne valent rien. Mais cette jeune femme est de sang noble, et pur de surcroît. Et tu n’a pas le droit de prendre une femme qui ne t’es pas promise ainsi ! Surtout quand il s’agit d’une fiancée impériale !!
- Père je l’aime…
- Tais toi idiot ! L’amour n’existe pas, c’est un rêve inventé pour le peuple. J’était fier de toi, je te croyais devenu homme, tu était le successeur comme dirigeant de notre maison. Mais tu n’es qu’un enfant capricieux ! Tu me fait honte !
L’homme se leva violemment et tourna en rond dans la pièce.
- Ton cousin Jaicek va prendre ta place dans la succession … mais te rend tu compte dans quoi tu nous as tous mis ! Que va-t-on dire de notre maison !! Nous allons devoir nous exiler de la coure durant plusieurs semaines !! Après tout ce que nous avons fait pour obtenir cette place !!
- Père je…
- Il suffit ! Je ne suis plus ton père et tu n’es plus mon fils ! Je suis obligé de te renier après ce que tu a fait !
Des larmes coulaient sur les joues de Jarone, aussi son père s’arrêta de crier et soupira longuement.
- Je vois l’Empereur dans une heure afin de sauver ta vie. En espérant qu’il m’accordera cette faveur et qu’il t’enverra loin d’ici pour te faire oublier, je te laisse 100 couronnes d’or pour vivre. Pour ce qui est de celle dont tu as abusé, sache qu’elle est envoyée dans un couvent loin au sud, tu ne la reverra plus jamais. Bonne chance Jarone.
Et l’homme se retourna et ouvrit la porte.
- père !
- Je ne peux rien faire d’autre… désolé.
La porte se referma sur les sanglots gémissants du jeune homme.


Les quatre personnes les plus puissantes de l’Empire se trouvaient dans la salle du trône. L’Empereur discutait avec ses trois grands ministres : Varame, Plémire et Lamenore. Respectivement chef religieux, militaire et grand conseiller.

Tout trois se tenaient debout face à l’Empereur. Varame revêtait une lourde armure intégrale bleue et blanche aux couleurs du dieu Rhânas, la croix sacrée était représenté sur sa longue cape. Il mesurait près de deux mètre et était aussi populaire que l’Empereur. A sa droite, le Grand général Plémire était dans son uniforme militaire de cérémonie : une armure légère recouverte d’une cape aux couleur impérial. Il était le général le plus âgé et le plus expérimenté. Un militaire parfait comme ils aimaient l’appelé à l’académie impériale, une carrière exemplaire qui se terminait par l’écrasement des armée rebelles dans les contrées sauvages de l’Est que l’on appel l’Herlande. Il s’était vu alors offert une place à la cour en tant que chef militaire pour finir sa vie.

Le troisième homme à coté d’eux était le seul à ne posséder ni arme ni armure. Il était recouvert d’un ensemble noir simple mais suffisamment développé pour être admis à la cour. Il ne possédait pas non plus la carrure de guerrier de ses deux confrères : maigre, chétif et chauve, Laménore était physiquement l’opposé des hommes présent dans la pièce. Et contrairement à eux ils était loin d’être populaire. Si le peuple n’avait quasiment jamais entendu parler de lui. Tout le monde le connaissait à la cour. Et personne ne l’aimait.

Quand une nouvelle personne arrivait à la cour et qu’on lui présentait les personnes influentes. On lui montrait du doigt Laménore et on lui disait « cet homme est puissant et dangereux, tu dois le craindre, et t’en éloigner le plus possible, reste toujours courtois avec lui et ne t’intéresse jamais à ce qu’il fait, tu t’en portera très bien. »

Et Laménore savait ce qu’on pensait de lui, il savais d’ailleurs beaucoup de chose. Il semblait aimé être hait des gens, il était toujours froid et distant avec les gens, méprisant du regard ceux qu’il croisait dans les longs couloirs du palais impérial.

L’Empereur était donc en discussion avec ces trois hommes qui représentait les piliers de son gouvernement. C’était Plémire qui parlait, il venait de faire un long résumé de la situation militaire sur le front du nord.
- ainsi puis-je vous assurer, majesté, que nos armées sont prêtes et puissantes, nous avons de quoi arrêter les orcs, et nous le ferons.
L’Empereur sourit.
- évidement que nous allons les arrêter, nous somme les plus grand empire existant, ce ne sont pas des orcs aussi nombreux soient-ils qui pourront nous renverser.
- Oui majesté.
- Bien. Il y a eut un incident cette nuit. Une jeune noble a souillé la future femme de mon neveu. Le sort de celle-ci est scellé. Mais le père du fautif est venu me supplier d’épargner son fils. Nous avons du travail aussi allons nous régler cette affaire rapidement. Plémire vous connaissez le garçon, que préconisez vous.

Le général s’éclaircit la gorge.
- Majesté c’est un jeune homme assez doué et pas vraiment méchant. Ce qu’il a fait mérite punition cela va de soit. Mais pas la mort. Je propose l’exil dans une ville de la frontière, où il apprendra à devenir homme et à se comporter comme telle. Quand cela sera fait peut-être pourra-t-il revenir à la cour.
L’Empereur se tourna vers Varame.
- votre avis ?
- le bûcher majesté.
L’empereur s’autorisa un sourire.
- Ainsi le débat est lancé. Laménore ?
- Majesté, brûler ce jeune homme peut s’avérer dangereux. Il n’est rien mais le symbole que cela représente est important. D’un côté la noblesse s’indignera que l’un des leurs soit traité ainsi et vous perdrez beaucoup en popularité parmi eux. D’un autre côté vous gagnerez de la popularité parmi le peuple qui applaudira le fait qu’un noble reçoive le même traitement que quelqu’un de la basse classe. Mais alors la frontière qui sépare le peuple de la noblesse sera encore une fois repoussé. Et cela peut faire naître de dangereuses idées. Aussi je préconise un isolement mais pas celui proposé par mon confrère militaire. Je pense que ce jeune homme doit être puni, un exemple doit être fait, rayons le de la noblesse, faisons le disparaître du monde du haut.
- Hérésie. Cet homme a commis un crime et la sentence est clairement établit, le bûcher est le seul moyen pour lui de se repentir.
- Nous savons, Grand Schénéchal, ô combien vous vous régaler à utiliser vos bûcher pour punir tel ou tel crime cependant comme je l’ai expliquée ultérieurement il y a un danger dans cela.
- Nous brûlons tout villageois qui commet l’adultère, si le peuple apprend cela il…
- Sauf que…. Sauf que le peuple n’a pas à le savoir. Cette affaire est pour l’instant secrète et doit le rester, je ne pense pas que le neveu de sa majesté soit prompt à diffuser la nouvelle dans tout l’Empire.
L’Empereur s’amusait à voir ces deux hommes se battre sur tout les terrains, et cela depuis des années. Il coupa net à la discussion.
- Ce jeune homme sera exilé et bannit de la noblesse. Messieurs je vous remercie.
Le Grande Schénéchal s’apprêtait à répondre à son ennemi juré mais se reprit et salua son empereur comme les deux autres avant de quitter la salle.


Jarone eut à peine le temps de prendre le minimum et il fut sur les routes menant au nord, escorté par 4 soldats. L’Empereur l’avait honteusement bannit de la noblesse et l’avait envoyé comme soldat dans une caserne dans une ville au nord, proche de la frontière orc. Une ville à la réputation dangereuse et où l’autorité est faible : Rotarne.

Il chevaucha trois semaines entières pour atteindre son but. Il pleurait souvent, et faisait silence le reste du temps. C’était comme être dans un autre monde. Tout avait changé. Il pensait souvent à Mirae, presque tout le temps à vrai dire. Il était sur qu’il l’aimait quand il partit. Mais quand il arriva à la ville, il avait désenchanté. C’était la plus belle femme qu’il avait rencontré, mais en prenant du recul, il ne serait pas prêt à mourir pour elle et bien d’autre fille de la cour remuait encore dans ses pensée. Non il ne l’aimait pas de ce grand Amour chanté dans les chansons.

Rotarne était une ville étendu de 8000 habitants qui longeait le fleuve Sanij. Elle vivait principalement du commerce avec le royaume nain des montagnes de l’Est.

Voilà comment était présenté Rotarne aux gens. En vérité Rotarne était un ville sans centre ville, seul la caserne et le palais du gouverneur se distinguait du reste des habitations.
Le reste n’était que rue étroite et sales, maison de deux ou trois étages sans distinction particulière. Il n’y avait rien à Rotarne, et en même temps il y avait tout.

Sous ses allures de ville banale Rotarne était un grand centre de commerce, un vrai nid de marchandises, de ventes, de marché secret et de crime en tout genre. Les autorités étaient complètement débordées par ce monde illégal dirigé en partie par une organisation nippone secrète.
Jorane parcouru la cité jusqu'à la caserne. Une caserne modeste contenant 300 soldats.
Il la traversa directement pour se rendre au bureau du sergent afin de prendre ses affectations.


Le sergent Harid était âgé, voilà 15 ans qu’il commandait cette caserne. Il n’avait jamais pu gérer les problèmes d’illégalité dans la ville. Il avait lutter des années contre ces nippons, puis, quand il s’était rendu compte que le combat était perdu d’avance, il avait accepté l’or de leur part. Ainsi l’ordre était officiellement revenu, et Harid avait été récompensé pour cela.
Il recevait aujourd’hui un jeune noble de la capitale. Un jeune garçon bannit pour un crime dont le sergent n’avait pas pris connaissance. Peut lui importait, il pouvait enfin détruire un noble, l’humilié.

Il haïssait les nobles, depuis qu’il était né.
Sa mère, une servante de la cour, s’était fait culbuté lors d’une énième soirée arrosé. Jeté ensuite parce qu’elle était enceinte et ne sevrait plus à rien, elle avait fuit la capitale pour venir s’installé dans la région.
La prostitution lui avait permis d’acheter de quoi nourrir son fils, mais pas de quoi se soignée, elle était morte quand il avait 14 ans.
Orphelin, il dut s’engager dans l’armée et alors avait commencer sa carrière loin d’être brillante.
Mais aujourd’hui il était sergent , et pouvait abattre son courroux sur un noble. Peut-être quelqu’un de sa famille. Il grimaça de dégoût à cette idée.

Jarone rentré dans le bureau richement meublé du sergent et le salua militairement.
- assis.
Harid feuilleta le dossier du jeune homme, lui jetant des regards de temps en temps. Le jeune homme était beau, et même si l’arrogance naturelle des noble semblait avoir quitter les traits de son visage, il ne représentait pas moins ce que Harid détestait le plus au monde. Exactement le genre de garçon qui l’avait humilié quand il était jeune. Il sourit en pensant qu’il dirigeait maintenant une tel personne. Il finit de lire le dossier avant de le jeter sur un coin de la table.
- Ta conduite a été déplorable, lamentable. Si tu était quelqu’un à la coure, sache qu’ici tu n’es plus rien, un soldat, comme les autres. Sauf que toi tu ne va pas patrouiller dans les rues ou autres, toi tu va nettoyer cette caserne. Tu est notre homme de ménage officieux. Va dans les quartiers que l’on t’as attribué, je ne veux plus te voir.
Jarone ne réagit pas et se contenta d’acquiescer. Il sortit du bureau, avec cette expression distraite qu’il affichait depuis le début du voyage.

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MessageSujet: 22   Mar 26 Sep à 1:19

Ses « quartiers » se situaient au bout du couloir, isolé des autres chambres. Jarone comprit rapidement pourquoi : il pouvait sentir l’odeur atroce qui émanait de la pièce de l’autre bout du couloir.
La pièce était petite. Une étroite fenêtre éclairait faiblement les deux lit et le bureau en bois. L’odeur venait du lit de droite, un lit défait, couvert de puce et suintant la sueur. Une grande bataille se livrait entre les taches de bière et celles de sang, il semblait bien que le sang l’emporte largement. Il y avait étonnement aucun effets personnels appartenant au mystérieux locataire de ses lieux. Juste ce tas d’ordure qui ressemblait avant à un lit.

Les premiers jours furent dur. La tache qui lui avait été confié était humiliante et sale. Les hommes se moquaient de lui, ils connaissaient apparemment tous ses origines, on l’appelait la femme de ménage. Mais Jarone ne répondait pas, sauf quand l’ordre lui était donné. Il restait dans ses pensées, travaillait toute la journée et allait se coucher, se persuadant que sa vie n’avait plus de sens. Il vivait comme un zombi, et ne trouvais pas la force de faire autrement.
Son seul centre d’intérêt était de savoir qui était son compagnon mystérieux.

La réponse lui vint bruyamment et tard dans la nuit du 18ème jour, sous l’apparence d’un nain vêtu d’une longue toge brune rougeâtre et dans un état d’ébriété plus qu’avancé. Jarone se redressa pour contempler le nouvel arrivant.
Une épaisse barbe rousse tressé descendait en dessous de son ventre, il était par contre presque chauve et, il faut bien le dire, affreusement laid.
Mais le regard du jeune homme, qui connaissait maintenant parfaitement l’origine de l’immonde odeur, restait fixer sur l’énorme marteau runique que tenait le nain dans sa main. Il constata que celui-ci n’avait aucun endroit sur lui pour l’attacher, il devait donc transporter son arme toute la
journée à la main.

Il imagina sa réaction si il avait croisé un tel personnage dans la rue en plein jour.

Le nain s’arrêta avant de rentrer dans son lit, il tourna rapidement la tête vers Jarone qui était étendu sur son lit et abattit son marteau dans un bon hurlement d’ivrogne. Le jeune homme eut à peine le temps d’esquiver le coup que la moitié de son lit se décrocha sous le coupe et s’éparpilla sur le sol.
Jarone cria de stupeur.
- mais ! qu’est ce que vous faites ???
- qui est tu !
Le nain avait une voix profonde et son accent était très fort, il semblait rugir en parlant.
- Votre nouveau camarade de chambre, j’ai été affecté il y a peu !
Jarone tremblait de partout, il avait déjà combattu mais n’était jamais passer aussi près de la mort. Il vit avec stupeur le nain se détendre aussitôt et sortir un tonnelet de sous sa toge.
- Bien, dans ce cas fêtons ça.
- Mais….
- Aller prend donc un peu de ça garçon tu m’en dira des nouvelles.
Le sang de Jarone continuait à bouillonner il arrivait à peine à se calmer. Vu l’odeur qui émanait du tonnelet il su qu’il aurai du mal à supporter ça, et préféra ne pas imaginer dans quel état ça mettrai le nain déjà presque ivre mort.
- Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée.
Le nain sortit un gobelet et le tendit joyeusement à Jarone après l’avoir méticuleusement rempli, avec une telle précision qu’il y avait plus d’alcool par terre que dans le verre de Jarone.
- aller prend.
- … non je pense que nous devrions….
- Ne refuse pas mon offre.
Le nain riait presque en prononçant ces mots sur un ton léger. Mais Jarone avait établit une certitude : ce nain était fou. Alors le jeune homme ne chercha pas à voir ce qui se passait si effectivement il refusait. Il prit le gobelet et ingurgita son contenu… du moins les trois premières gorgés.
Il recracha vivement le reste cherchant par tout les moyens à retrouver sa respiration. Sa gorge le brûlait et son cœur battait la chamade.
Le nain gloussa en reposant son tonnelet.
- il est un peu corsé, je l’ai ramener de chez moi.
Jarone s’allongea sur sa moitié de lit, sa tête commençait sauvagement à tourner, il ne put distinguer ce que disait le nain et sombra dans un lourd sommeil.

Le réveil fut douloureux, sa tête tournait encore et un mal de crâne tel qu’il n’en avait jamais connu le maintint au lit encore une bonne heure.
Le nain était parti mais lui était en retard. Il se leva et alla chercher son équipement de nettoyage. Le sergent Harid vint le voir pour le sermonner, le menaçant de le mettre au trou. Cette belle tirade se terminait par un flot d’insulte bien placé.

Mais Jarone n’y prêtait pas attention, il s’était fait à l’humiliation, il se sentait dans une autre vie, complètement indépendante de celle qu’il avait eut à Umpériane. Ce genre de propos à son égard qui avant l’aurai fait bondir sur son épée pour une provocation en duel le laissait aujourd’hui de marbre.
Et cela énervait toujours plus le sergent qui partait alors fulminant vers son bureau se jurant qu’il mettra cet « idiot » au trou.

Le soir le nain revint, toujours le marteau à la main et se présenta sous le nom de Gorim, le chef ingénieur de la cité. Il travaillait ici depuis 5 ans et logeait dans la caserne car personne n’acceptait de l’héberger en ville. Il purent ainsi faire connaissance, Jarone lui raconta comment il était arriver ici et le nain écouta attentivement.
- j’ai entendu dire que l’on se moquait de toi ici, et que le sergent t’avait humilier ce matin. Pourquoi tu ne les tue pas ? ?
- pourquoi le ferais-je ? je t’ai raconté mon histoire, je n’ai plus aucune raison de vivre, j’aimerai mieux mourir mais je n’en ai pas la force de…
- tu veux mourir, bien.
Le nain saisit son marteau à deux mains et attaqua Jarone. L’expérience du jeune homme lui permit de voir venir le coup et d’esquiver. Il fut plus surpris de la vitesse du nain que du fait que celui-ci l’attaquait deux fois en deux jours. Il dut se rouler au sol pour esquiver l’attaque suivante et se précipita sur son épée. Il se tourna pour parer la troisième attaque mais le regretta aussitôt que le choc eut lieu.
La puissance du coup était incroyable ! Il fut propulsé contre le mur, son épée lui échappa des mains, et il grimaça de douleur lorsque qu’il sentit une côte se brisé.
Il était humilié, récurait la caserne toute la journée et quand il rentrait le soir c’était pour supporter cette odeur atroce, se faire casser son lit et maintenant se faire battre à mort. Il en avait marre de toute cette merde !

Jarone cria de rage et se jeta sur le nain. Ce dernier le cueillit d’un violent crocher du droit en pleine mâchoire. Le jeune homme alla s’affaisser contre le mur de la chambre. Il hurla de colère. Gorim vint se poster devant lui.
- Alors ? Toujours envie de mourir ?
Jarone regarda son compagnon dans les yeux. Non il ne voulait pas mourir, il voulait vivre et vivre longtemps. Marre de se faire humilier et marre de nettoyer cette putin de caserne !
Il fit non de la tête.
- bien, j’aime mieux ça. Prend ta bourse on sort.

Et il sortirent. Ratissant en trois semaines toutes les tavernes de la cité. Et Gorim était célèbre dans toute. Il provoquait en moyenne deux bagarre par soir, que ce soit pour un regard une bousculade ou pour le plaisir. Et Jarone payait les réparations ainsi que les consommations. Il travaillait la journée et sortait la nuit jusqu'à tôt le matin.
Il finit par considérer le nain comme son ami. Il puait, était vulgaire, violent, dangereux et dieu seul savait ô combien Jarone était content d’être du bon côté. Car tout les soirs il plaignait les pauvres bougres qui se prenait le nain ivrogne. C’était un véritable démon, il pouvait être roué de coup et avoir encore la force suffisante pour soulever une table et la balancer à travers la salle. Jarone semblait être le seul ami du nain qui était détesté par tout les autres et Jarone aimait ça. Il se mêla à partir du premier soir dans les bagarres et allait travaillé le matin couvert de bleues et de blessures.
Les soldats dans la caserne ne le regardaient plus du tout de la même façon. Il cessaient leur moqueries et parlaient tout bas sur son passage.
Tous savait qu’il traînait avec le nain et que tout les soirs ces deux là n’hésitaient pas à affronter plusieurs dizaine de villageois à mains nues.
Le sergent Harid avait subitement arrêté de lui chercher misère, et ce depuis qu’une rumeur circulait comme quoi un certain nain était venu lui parler dans son bureau, avec un certain marteau à la main. Et tout le monde savait dans cette ville que l’assassinat d’un représentant de l’autorité était plus acclamé que punit.
Au bout de la troisième semaine, Jarone avait perdu deux dents et avait appris tout ce qui était possible d’apprendre sur les rixes de taverne, où placer ses coups, comment esquiver les chopes et les chaises. Il avait surtout appris à prendre des coups et à rester debout, a supporter la douleur et à se servir de la colère pour se donner de nouvelles forces.
Ce fut un grand tournant de sa vie. Il repensait parfois à sa vie d’avant et constata que c’était ça la vrai vie, faire ce que tu veux, te battre pour te prouver que tu es en vie. Il voyait son existence d’avant avec mépris et non plus avec regrets. Il aimait être avec le nain, c’était sûrement l’être le plus colérique, le plus sale et le plus radin qui ait jamais foulé cette terre mais c’était son ami, il le savait.

Jarone allait maintenant travaillé quand il voulais et rejoignais souvent le nain à son travail. Celui-ci passait la journée à crier après des apprentis ingénieusr humains, les traitant d’incapable. Quand il voyait le jeune homme il leur intimait de redoubler d’efforts puis venait se plaindre du manque de rigueur humain pendant environ 30 minutes. Ensuite ils parlaient ensemble des heures, de leurs vies et l’endroit où ils ont vécu. Gorim lui raconta la grande guerre entre les siens et les elfe il y a 500 ans de cela, vanta les mérites de l’artisanat et de la brasserie naine, puis narra en détail l’histoire de sa forteresse. Et n’omettant aucun nom ni aucune date. Jarone fut impressionné de la mémoire de son compagnon.
Il put ainsi apprendre que Gorim fut longtemps guerrier avant de se lancer dans l’ingénierie. Même si le nain resta évasif sur ses campagnes dans les innombrables tunnels souterrains nain, le jeune homme put déceler à travers les mots le fait qu’il avait en face de lui un puissant guerrier, un guerrier dangereux et qui avait côtoyer la mort plus de fois qu’il ne pouvait l’imaginer.
Il lui parla de son enfance aisé à la cour, mais cela n’intéressait pas vraiment le nain alors il partit sur des sujets qui là le passionnèrent. Il lui décrivit les deux grand empires humains et la guerre qu’ils s’étaient livré il y a deux cents ans. Il parla des royaume arabes, sudaistes et nippons, ainsi que des barbares de l’Est. Il parla ensuite des principauté indépendantes qui constituait la frontière entre la Carmécie et l’Empire. Puis dériva sur le pape, la religion et le pouvoir universel des templier de Rhânas.

Vers la fin du mois, Jarone constat que la bourse confié par son père était vide et ce, principalement à force de payer des tables des chaises et parfois même des poutres.

Quand il le dit ce soir là au nain ce dernier résolu le problème en embarquant la table de leur chambre jusqu'à la taverne, pour ainsi pouvoir la fracasser sur le crâne du premier venu sans débourser un couronne.

Il s’amusèrent beaucoup ce soir là, mais le lendemain Jarone n’avait plus rien du tout et le nain était couvert de dette. Mais cela importa peu à Jarone, quand ce matin là il la vit.

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MessageSujet: 27   Jeu 28 Sep à 2:03

Elle était entouré de deux elfes, l’un archer et l’autre guerrier. Elle-même était vêtu d’un longue robe blanche et légère.
Les elfes qui l’entouraient était beaux, l’armure du guerrier resplendissait dans la cour et des soupire d’émerveillement s’élevaient parmi les soldats observateurs.
Mais elle…. elle était divine. Des cheveux bruns légèrement bouclé aux reflets d’or tombaient en cascade jusqu’au milieu du dos. Elle se déplaçait gracieusement, comme dans une danse, on pouvait croire qu’elle survolait le sol tellement le mouvement était élégant. Son corps était mince, très attirant. Jarone ne lui reconnaissait pas les fortes rondeurs des premières gueuses de la cour mais elle était parfaite, c’était le mot qui lui venait à l’esprit.
Ses traits étaient fins et sa peau pâle.. pâle et magnifique. Ses yeux étaient légèrement en amande, d’un brun-orangé doux. Jarone la regarda passé bouche ouverte. Elle semblait attirer tout, les regards, la lumière, les énergies :une unique étoile dans un ciel nocturne. Elle lui jeta un coup d’œil et son cœur s’emballa, il était comme un enfant.

Les elfes pénétrèrent dans le bureau du sergent. Les soldats présents dans la cour se regardèrent, comme pour ôter l’enchantement. Un homme profita de l’occasion pour tenter un sourire complice à Jarone.
- va baiser ta pute de mère et ramène la monnaie !
Le soldat se raidit, et partit en maugréant à voix basse.
Jarone sourit, décidément il n’était plus le même. Ces hommes avaient quasiment tous au moins 10 ans de plus que lui, et étaient pour la plupart marie et père. Il y a un mois c’était un gamin parmi eux, maintenant il leur faisait peur.
Gorim lui avait donner cette leçon. Les humains sont facilement impressionnables, la faible espérance de vie de cette race la rendait peureuse par nature. Les humains évitaient le danger, il le fuyait, et un jeune homme qui se battait tout les soirs, qui n’avait pas peur de prendre des coups et qui maintenant donner l’impression de pouvoir tuer sur un cou de tête représentait le danger même.
Il s’amusait à insulter et a donner l’impression de toujours être en colère. Et la quasi totalité des gens qu’il rencontrait préférait se taire et laisser faire que de chercher la bagarre.
Le nain lui fit comprendre que la race des humains était faible, faible car elles ne vivaient que dans la peur, voilà pourquoi ils s’émerveillait lorsqu’un homme appelé héros avait moins peur que les autres, alors que de tels caractères existaient en grand nombre parmi les nains et les elfes.
Une fois cela bien assimilé, c’était facile de se faire craindre et d’être en position de dominant. Il avait pris en assurance plus qu’il n’aurai cru possible.
Son père lui avait dit qu’un jour il deviendra un homme, et que quand cela sera fait il s’en rendra compte tout de suite. Jarone savait qu’il était un homme, il n’avait plus peur, il ne voulais plus mourir mais avait une telle confiance en lui qu’il influençait ses adversaire avec, le travail était presque fait. Les hommes avaient peur de ce garçon respirant la confiance et ils refusaient le combat à peine celui-ci commencer.
Jarone se rappelait un soir à la taverne où il s’était retrouvé face à 4 hommes dans un coin de la taverne. L’un d’entre eux était armé d’un long poignard et lui avait jurer de lui faire la peau pour une obscure affaire de dépucelage de sœur. Jarone avait en effet vaguement souvenir d’une des filles qu’il avait pris dans une chambrée possédant un visage similaire à celui de son agresseur.
Il avait sourit en entendant les mots prononcés par l’homme. Ce dernier avait peur et cela se sentait, il était venu avec des amis confiant dans le nombre. Mais eux aussi étaient terrorisés.
Jarone avait alors tenté de se rappeler plus précisément de la jeune fille. Il avait soupirer longuement. Elle ne valait même pas une bagarre ! Mais il avait abusé d’elle.
A la cour il devait user de sa position et de charmes superficielles pour entrer dans le lit d’une fille. Mais ici il les impressionnait toutes : ses cicatrices, sa façon de parler, de défier tout le monde du regard, sa toute nouvelle célébrité, elles tombaient toute pour ça, elle le voyait comme un voyou et Jarone s’en servait à volonté. Sous les airs dépiter du nain qui ne comprenait rien aux mystère du désir charnelle humain.
Ainsi lorsque l’homme s’était avancé poignard devant. Jarone avait poser sa main sur le pommeau de son épée.
- allez baiser vos catins de génitrice et rapporter la monnaie ! Le premier qui m’attaque sera le premier à mourir ce soir.
Une entrée en matière qu’il n’aurai jamais pu imaginer dans son ancienne vie, mais il avait entendu cette citation de la bouche d’un clochard alors qu’il rejoignait une taverne avec le nain, et il aimait cette phrase. Pas pour le côté poétique qu’elle dégage mais pour la colère comprise dedans. Même si sur le coup il avait fallu convaincre Gorim que « baiser » n’était pas ce qu’il croyait pour éviter le carnage. Lorsqu’il la prononçait hargneusement, cela faisait tomber les dernière barrière qui séparait encore la peur de la terreur chez ses ennemis et cela lui faisait du bien, lui donnait confiance.
Ca semblait bête, mais ça marchait. En effet les quatre homme avaient reculer sous le coup, et Jarone avait alors déjà gagné. Il avait montrer qui’l n’vaait pas peur et els avait enfoncer dans leurs doutes. Les trois amis du frère se tournèrent vers celui-cii, cherchant désespérément quelque chose de sur où se raccrocher, mais ce dernier avait baisser son poignard et les quelques restes de son courage avait suivit.

Jarone était encore bien jeune et les poils commençait à peine a pousser sur son menton, mais il faisait la lois à tout les hommes de la taverne, même si souvent la présence du nain avec son marteau à la main accélérait les choses.
Oh oui la vie était simple et facile maintenant pour Jarone ! Il ne remercierait jamais assez le nain pour ça. Il alla d’ailleurs lui rendre visite pour lui raconter sa rencontre.
Il traversa les ateliers d’ingénierie en courant. Les hommes le saluait sur son passage, c’était l’ami du chef, il bénéficiait du respect qui allait avec.
- Gorim ! Gorim ! ( le nain travaillait dans l’atelier sous une catapulte en construction, il glissa de sous l’engin et ordonna a ses hommes de continuer ) je suis amoureux !
- Peuh ! c’est la troisième fois cette semaine.
- Non c’est vrai cette fois ci, elle est plus belle que le jour Gorim, c’est une elfe !
- Rappel toi ce que je t’ai dit sur les elfes bonhomme ! Il sont aussi étroit que leurs esprits, si tu ne peux pas être utile à un elfe tu n’existe pas pour lui…
- Elle est belle Gorim !
- C’est ce qu’on dit des elfes oui, mais ça reste une elfe. Et la fille du tavernier, tu la voit ce soir tu as oublier ? Elle, c’est une vraie femme , bien ronde là où il faut !
Jarone resta pensif un moment, laissant son esprit naviguer avec l’image de la fille bien en forme Il acquiesça.
- Soit. Mais c’est l’elfe qui occupera mes pensée cette nuit !
Le nain gloussa.
- Je dois me reposer, réveil moi ce soir.

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MessageSujet: Re: chnistoère   Mar 3 Oct à 15:09

Miliéna courait aussi vite qu’elle pouvait, déambulant dans les rues étroites et sales de la ville. Ses poumons la brûlaient et ses jambes semblaient vouloir céder d’elle même. Elle aurait volontiers incanté un sort de puissance pour distancé ses ennemis, mais elle avait utiliser toute son énergie magique a en abattre le plus possible.
L’Enchanteresse s’arrêta pour reprendre son souffle, elle pouvait sentir ses poursuivants se rapprocher. Quelle stupidité ! Elle savait qu’elle avait fait une erreur en allant voir ce sergent. Bloqué dans l’Empire par les orcs et dans l’obligation de se mettre en sécurité, elle était venu lui réclamer l’aide des forces impériales pour qu’elle puisse regagner ses terres. Prenant ainsi le risque de dévoiler à un inconnu la présence de la pierre qu’elle portait autour du cou.

Et voilà que quelques heures après elle était déjà traqué et au seuil de la mort. Ils leur était tombé dessus à une vingtaine. Des ninjas.
Elghorne était mort dés les premiers instants. Ils étaient rapides et agiles, les bombardant d’étoile de lancé avant de venir au contact avec leurs tanto. Sa magie avait permis de les tenir à distance un moment. Mais ils avaient été dépassé par le nombre, alors le gardien du phénix s’était sacrifié pour lui laisser une chance de fuir. Elle se jura d’honorer longtemps la mémoire de ces guerriers. Ils étaient mort à cause de sa stupidité !
Elle avait honte et se le pardonnerai jamais. Trois ninjas apparurent au coin de la rue.
Elle se remit à courir. Sa légèreté et son adresse lui permis de les distancer. Mais Milénia savais à qui elle avait à faire, il la retrouverai.



Jarone rentra en fin de journée. Gorim avait eu une dur journée et il allait le laisser se reposer encore une bonne heure. Il pensa à passer ce temps avec une putin, mais il se rappela ses carences financières.
Des voix venait du couloir menant à sa chambre, ce n’était pas normal. Personne n’approchait de cette partie de la caserne logiquement, rien que l’odeur pouvait faire vomir les moins endurcit.
Il écouta un moment et distingua quelques bribes de phrase.
- ….. le sergent a dit que nous pourrions peut être le faire…..
- ….. abuser d’un prisonnier ainsi est passible de mort et….
- …. pas si tout le monde garde le silence…. Imagine toi ce que ça va être…
- …. le rêve….. et nous pourrions tous ……
- ….. et pourquoi pas…..
Jarone s’engagea dans le couloir. Quand ils le virent les quatre soldats firent silence. Le jeune homme devenait habitué de cet effet qu’il faisait sur les hommes de la caserne. Il alla vers sa chambre.
- qu’est ce que vous foutez ici ?
L’un d’eux se décala pour le laisser passer.
- Nous avons ordre de ne pas laisser sortir le nain de la nuit.
Jarone se retourna et prit un air sincèrement désolé.
- Ah non faut pas faire ça.
Il s’avança vers eux avec une voix presque amicale.
- Il va vous tuer là. Soyer sérieux un moment les gars vous êtes en train de vouloir empêcher gorim de faire quelque chose.
- C’est justement pour ça que nous sommes là, les dégâts qu’il provoque chaque soirs ne sont plus acceptables pour quelqu’un logeant dans la caserne.
Jarone soupira théâtralement.
- écoutez que vous soyez vivant ou pas ça ne m’intéresse pas mais là vous aller gâcher ma soirée. Il est de très mauvaise humeur quand il a tué quelqu’un et encore plus si il n’a pas bu. En plus on devra changer d’endroit pour dormir vous imaginez pas les complications.
Les soldats étaient troublés. Par la manière dont le jeune homme parlaient de leurs morts mais surtout parce qu’ils se demandaient si il n’était pas un minimum sérieux.

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